Lons, capitale du « break dance » ?

On connaissait Lons ville amie des aînés, mais le dernier conseil municipal a aussi encensé la culture urbaine de type hip-hop ou rap. Le conseil est également revenu sur la profonde mutation du quartier des Mouillères autour de la maison de santé.

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Des "battles" de break dance spectaculaires au centre de Lons. Crédit photo : Justine Putigny

La street culture et le break dance à l’honneur

Qui pourra reprocher à Lons de ne pas aimer ses jeunes ? Un véritable concert de louanges s’est élevé du conseil municipal le 18 février pour encenser le break dance, le hip-hop, le rap, le graf’ et autres concours de skate-board. Toutes disciplines urbaines qui seront la trame de la manifestation « Lons Street culture n° 2 » qui aura lieu les 1 et 2 juin à la fois place de la Liberté et à la Marjorie. Le maire, Jacques Pélissard, s’est réjouit de « cette chance pour la ville » et d’une « forte attractivité » propre à faire venir des jeunes jusqu’en Côte d’Or ou en Saône et Loire grâce à la présence d’une tête d’affiche prestigieuse, telle que Manu Tchao (la venue de l’ex-chanteur de la “Mano Negra” n’est toutefois pas encore confirmée, des contacts sont en cours). Jean-Philippe Huelin, adjoint à la culture, a renchéri : « Il n’y a pas assez d’événements en plein air et dédiés à la jeunesse », tandis que Cyrille Bréro, conseiller municipal, a retracé le parcours « exemplaire » de l’association « espace scénique » : « Partis de rien il y a 2 ans, on les a accompagnés pour que naisse une pratique culturelle inédite mêlant danses urbaines et théâtre urbain ». Jean-Yves Ravier, conseiller de la minorité s’est néanmoins ému du sort réservé aux autres associations, qui travaillent plus discrètement à l’année : « Il vaut mieux faire des manifestations exceptionnelles, on est plus subventionné ». Jacques Pélissard a rappelé que les précédentes éditions ont touché un public passionné mais assez large, voire familial. Le conseil a voté une avance sur trésorerie de 10.000 € pour l’association, « un coût mineur » pour Jean-Philippe Huelin au regard par exemple des 300.000 € dévolus naguère aux Déboussolades.

Les Mouillères en pleine transformation

Après la rénovation de l’Espace Mouillères (ex-MJC), l’agrandissement de la maison des petites sœurs des pauvres, le quartier poursuit sa profonde mutation avec la construction de la maison de santé. Quelques mois de retard ont été pris du fait de la liquidation judiciaire de l’entreprise salinoise Nouveau. Les lots de couverture, sanitaire, chauffage, ventilation ont été attribués à une nouvelle entreprise le 25 février a expliqué le premier adjoint, Daniel Bourgeois, ce qui permettra en principe de finir les travaux d’ici juin 2019. Jean-Yves Ravier a cependant fait remarquer que l’édification du laboratoire médical Médilys n’avait toujours pas commencé : un retard susceptible de remettre en cause la création des 100 places de parkings prévues ? Jacques Pélissard a rappelé que ces places verraient le jour et seraient fort utile au quartier, par exemple « lorsqu’il y a des manifestations importantes à l’espace Mouillères ». Un délai supplémentaire sera toutefois à prévoir puisque les négociations (sur la base de l’estimation des domaines) ont échouées avec Mr Gokgduman, propriétaire d’une parcelle adjacente : une procédure de déclaration d’utilité publique est en cours, ce qui permettra l’expropriation. La ville a également acheté 4 parcelles situées à côté du café des Mouillères, à l’angle de la rue des Lilas et de la rue des Mouillères, et serait peut-être intéressée par le café lui-même (fermé depuis un moment) et 2 autres garages. Anne Perrin a proposé que cet espace situé face au futur laboratoire Médilys soit « rendu à la population » via un espace vert, un jardin pour enfants ou un parc à vélo. Jacques Pélissard a de son côté évoqué des parkings « arrêts minute » pour permettre aux visiteurs de réaliser par exemple leurs prises de sang. D’autres places de parking verront le jour, puisque la rue des Lilas sera mise en sens unique.