L’invité de la semaine : Quentin Fumey

Rencontre avec l’un des co-animateur du mouvement les Jeunes avec Jean Lassalle (JJL).

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Quentin Fumey.

Quentin Fumey, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer pourquoi avoir choisi de vous engager aux côtés de Jean Lassalle ?

J’ai 21 ans et je suis actuellement en première année de Master Recherche Histoire à l’Université de Besançon. Né à Pontarlier, j’ai grandi dans le petit village de Cernans avant de déménager l’année dernière à Salins-les-Bains.

M’intéressant à la politique depuis le début du lycée, j’ai découvert Jean Lassalle lors des dernières élections présidentielles. Je me suis penché sur le personnage et ses idées m’ont de suite intéressé. Son combat pour les services de proximité, lui qui a maintenu une gendarmerie et sauvé une usine dans le Béarn. Une personnalité qui redonne foi à la politique.

Justement, Jean Lassalle est un personnage politique assez médiatisé, avec des engagements forts, notamment pour la ruralité. Pensez-vous que ceci a été déterminant dans votre choix ?

Le fait que je sois originaire du monde rural a beaucoup joué dans ma décision de rejoindre Jean Lassalle, mais il ne faut cependant pas poser cette dualité entre les zones urbaines et rurales, car beaucoup de citadins sont affiliés au mouvement.

J’aimerais aussi parler des militants du mouvement Résistons!, celui de Jean Lassalle, qui sont de toutes conditions, de la doctorante à l’ouvrier. La hiérarchie n’a pas réellement sa place dans ce mouvement.

Jean Lassalle, c’est aussi des images symboliques au sein de l’Assemblée nationale, chantant Se Canto (chant béarnais) en 2003 face à Nicolas Sarkozy ou arborant un gilet jaune en novembre 2018.

J’accorde une forte importance à la défense de la ruralité et des territoires délaissés, à un certain régionalisme, à l’amélioration de la vie agricole et « campagnarde ». La fermeture d’hôpitaux, de maternités ou de classes, la problématique des déserts médicaux, le manque d’avenir pour les jeunes… autant de difficultés qui me font quelque chose.

Alors que la crise sanitaire bat son plein, pourquoi était-il important pour vous de lancer le mouvement des JJL ?

Concernant le mouvement Résistons!, créé à l’initiative de Jean Lassalle en 2016, j’ai adhéré en prenant contact avec des militants sur les réseaux sociaux, dont Benoît Labourier, relais-départemental du Jura et originaire de Prémanon.

Voilà un peu plus d’un an que je suis lié au mouvement, grâce à qui j’ai participé au Salon international de l’Agriculture en février 2020, en tant que membre de la délégation qui accompagnait Jean Lassalle.

Quelques mois plus tard, Dalila Berbagui, directrice du mouvement, m’a approché pour participer à la fondation des Jeunes avec Jean Lassalle, lancé le 13 janvier dernier avec un Facebook Live en compagnie de Jean Lassalle. Je suis aujourd’hui co-animateur avec Quentin Gorrevod, originaire de Côte d’Or. Notre rôle consiste à fédérer toute une jeunesse autour de Jean Lassalle. Un groupe de jeunes qui, peu à peu, s’enrichit par des personnes extrêmement motivées et issues de tout le pays.

Le rôle des JJL sera ainsi de sensibiliser la jeune population aux idéaux portés par le mouvement et également de donner notre point de vue en tant que jeunes sur de nombreuses problématiques.

En juin prochain, les élections régionales et départementales se dérouleront, quelles sont vos ambitions ?

Concernant les échéances à venir en juin prochain, des listes sont en préparation à la fois pour les régionales, notamment en Nouvelle-Aquitaine, et pour les départementales.

Le gros défi reste bien entendu l’année 2022 et l’élection présidentielle puis dans la foulée les élections législatives.

Jamais la France n’a connu autant de bouleversements en un quinquennat, entre la crise des Gilets Jaunes et celle de la Covid-19. Les incertitudes sont nombreuses, rien ne dit que le président Emmanuel Macron sera de nouveau élu, sans parler d’une Assemblée nationale qui devrait être bien plus hétéroclite. Nous assisterons, je pense, à des élections totalement inédites avec une campagne beaucoup plus portée sur le numérique.

Avez-vous un dernier mot à passer à nos lecteurs ?

J’aimerais leur dire de ne pas s’arrêter seulement à la figure du personnage. Derrière Jean Lassalle se cache un réel humaniste, préoccupé par les divisions toujours plus fortes au sein de ce pays, quelqu’un de sérieux et qui n’a d’autre volonté que de faire bouger les choses, ne serait-ce qu’un peu. Mais seul il ne peut y parvenir.

Nous parlons bien d’un homme qui est venu défendre la maternité de Saint-Claude au début d’année 2018, dans un territoire qui n’est pourtant pas le sien, lui qui vit à plus de 900 kilomètres.

J’invite toute personne intéressée à nous contacter ou nous retrouver sur la page Facebook « Résistons avec Jean Lassalle dans le Jura ». Même sans nous rejoindre, nous nous ferons un plaisir avec Benoît Labourier de vous présenter le projet et pourquoi pas débattre.

Pour les jeunes, vous pouvez nous retrouver sur les différents réseaux sociaux ; Facebook, Twitter et Instagram, à travers les comptes « Les Jeunes avec Jean Lassalle » et en nous écrivant à lesjeunesavecjl@resistons-france.fr

Quentin Fumey et Jean Lassalle en 2020.

Et alors, qu’en pense Jean Lassalle ?

Jean Lassalle, pourriez-vous nous raconter votre rencontre avec Quentin Fumey ? Pourquoi l’avez-vous choisi comme co-animateur des JJL ?

Quentin est impliqué depuis plus d’un an dans notre mouvement. J’ai entendu parler de ses grandes qualités d’écoute, de la finesse de ses analyses et de la vivacité de son esprit. Il participe avec brio à notre bureau politique mensuel, où ses interventions sont toujours pertinentes.

J’ai échangé avec lui par téléphone puis nous nous sommes rencontrés une première fois lors du Salon de l’Agriculture de 2020. La connexion a été systématique. C’est une chance pour nous et un réel plaisir de l’avoir à nos côtés. Il représente cette jeunesse de France, attachée aux territoires, à leur mise en valeur et à leur défense. Avec les Jeunes avec Jean Lassalle, les JJL, je compte sur lui, sur eux pour porter les voix de la jeunesse de France. Dès aujourd’hui, avec leurs contributions, nous avons interpellé le gouvernement sur la situation actuelle des jeunes et des étudiants : isolement, problématiques des cours en distanciel, mais aussi difficultés financières et alimentaires pour certains. Sa grande ouverture, tolérance et respect des autres lui permettra de fédérer les jeunes en leur donnant un espace d’expression.