L’invité de la semaine : Nathan Barthélémy

Rencontre avec le référent départemental des “Jeunes avec Macron”.

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Nathan Barthélémy.

Nathan Barthélémy, vous êtes le référent départemental des “Jeunes avec Macron”. Pouvez-vous vous présenter et expliquer pourquoi et comment cet engagement politique s’est révélé à vous ?
J’ai 17 ans, je suis lycéen en première générale au Lycée Charles Nodier de Dole et je suis référent des Jeunes avec Macron du Jura depuis l’été 2020. Je me définis plutôt comme social-démocrate et social-libéral, mais surtout avec une vision très pro-européenne. Mon engagement au sein des JAM a réellement commencé au lendemain des européennes, où la liste de la majorité présidentielle est arrivée deuxième. J’y ai vu une lueur d’espoir pour le progressisme en France, et en Europe.
J’ai alors adhéré aux Jeunes avec Macron et me suis engagé dans mon département, bien que ralenti à cause de la crise liée au Covid. Je prête aussi une grande importance aux territoires ruraux, comme le Jura, et c’est pour cela que j’ai rejoint Territoires de progrès, mouvement situé à l’aile gauche de la majorité, en début d’année.

Depuis son apparition il y a un an, la crise sanitaire a bouleversé la donne politique. Avec des conséquences très lourdes sur le quotidien des Français. Pensez-vous malgré les quelques ratés (comme le retard à l’allumage concernant la vaccination) ou les injonctions contradictoires (notamment au niveau du port du masque) que la pandémie a été gérée efficacement par le gouvernement ?
Je ne pense pas qu’on puisse parler d’un « retard à l’allumage » car la promesse initiale du Gouvernement était d’avoir 1 million de vaccinés à la fin janvier, et on voit aujourd’hui que cet objectif a été largement dépassé.
Bien entendu, dire qu’aucune erreur n’a été commise serait se mentir, mais je pense que l’exécutif a géré comme il a pu cette crise d’un nouveau genre, que personne n’attendait. On en apprenait chaque jour et nous avons suivi généralement l’avis du conseil scientifique, notamment pour ce qui est du port du masque.

Même si évidemment la situation est aussi due aux précédents gouvernements qui se sont succédé, comment percevez-vous la problématique baisse des moyens humains et financiers alloués aux différents services publics (éducation, santé, forces de l’ordre, etc..) que l’on constate dans les départements les plus ruraux comme le nôtre ? Avec les dramatiques conséquences que l’on connaît aujourd’hui, comme un nombre de lits en réanimation très insuffisant afin de convenablement faire face au nombre de jurassiens les plus touchés par les formes graves de la Covid-19…
Je ne veux absolument pas profiter de cette crise pour critiquer la politique des précédents gouvernements, de gauche comme de droite : l’heure est à la solidarité et à l’union nationale. Comme je l’ai dit plus haut, personne n’avait prévu cette crise, souvenez-vous il y a tout juste un an nous pensions encore que ce serait une petite « grippe passagère ». Si par le passé le nombre de lits en réanimation avait été suffisamment dimensionné pour répondre à une crise comme celle-ci, peut-être aurions nous été accusés de mettre trop d’argent dans des lits de réanimation, mais je le redis, cette crise n’était pas prévisible.
Je sais que l’exécutif a appris de ses erreurs et je sais qu’il ne les refera pas par la suite, et c’est une bonne chose.

Selon vous, comment sortir de cette logique de rentabilité à tout prix dans ces domaines qui théoriquement n’ont pas vocation à l’être et redonner au service public, le sens régalien de son intitulé ?
Les services publics n’ont pas pour but d’être rentables directement, ils servent à nous instruire, à nous soigner, à assurer notre sécurité, la justice ou encore à nous transporter, et non pas à faire de l’argent. C’est vrai que le service public a un coût, mais le gain en création de richesse nationale est difficilement quantifiable, en particulier dans le domaine sociétal et environnemental. Sans parler de rentabilité, il faut néanmoins veiller à la juste adéquation entre le coût du service, le bénéfice et l’efficacité du service rendu.

Les élections régionales et départementales viennent d’être officiellement calées en juin prochain. Qu’ambitionnez-vous localement quant à ces prochaines échéances électorales ?
Pour le moment, on s’active en coulisses pour trouver un candidat commun aux différentes composantes de la majorité présidentielle. Il ne faut pas oublier que les JAM seront très impliqués dans le débat, avec des adhérents présents sur les listes mais aussi des adhérents qui proposent des mesures concrètes.
C’est ce qui est en train de se préparer avec ce qu’on appelle le Lab régional, où chacun propose ses idées, ses envies pour rendre notre région meilleure. En tant que référent départemental, je vais pouvoir apporter, via ce Lab, des idées et des mesures à mettre en place pour la jeunesse qui vit actuellement des moments difficiles.
Depuis 5 ans, les JAM sont force de propositions qui sont souvent reprises par le Gouvernement, comme le repas à 1€ au Crous ou encore le chèque-psy proposé dernièrement. Je vois que nous sommes écoutés et cela montre bien notre présence et notre importance dans les débats.

Certains sondages annoncent un coude à coude très serré (52-48, voire 51-49) entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle qui aura lieu l’année prochaine. Avez-vous un commentaire sur cette photographie électoraliste inédite ?
Se fier aux sondages à plus d’un an de la présidentielle, ce n’est jamais une bonne chose. Je tiens à rappeler qu’en janvier 2016, les sondages donnaient un second tour Juppé-Le Pen qui se terminait par une victoire du premier avec plus de 70%, et on a bien vu le résultat le 23 avril ! De plus, la période que nous traversons peut se ressentir dans les sondages, où les français sont de plus en plus tentés par l’antimacronisme voulu par certains partis de gauche et de droite qui incitent leurs électeurs à se tourner vers la candidate du Rassemblement national, à force d’entendre du « tout sauf macron ».
Il faut également noter que Marine Le Pen est en campagne permanente, on l’a vu début février lors du débat face à Darmanin où elle a tenté de bien se tenir, mais la réalité est qu’elle ne propose rien, jamais dans l’action : juste de la critique envers le Gouvernement, bref elle fait du populisme, comme toujours.