L’invité de la semaine : Michel Royet

Le président du comité Jura de la Fédération Française de Tennis rebondit après la période « sans » liée au confinement. L’occasion d’évoquer le beau jeu inhérent à cette discipline qui cherche à évoluer.

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Michel Royet reprend la balle au bond après la période coronavirus.

Michel Royet, comment vous présenter ?
J’ai 66 ans et suis licencié au tennis club de Foncine que j’ai présidé de 1990 à 2000. Je suis impliqué au Comité départemental de tennis du Jura depuis longtemps : de 2000 à 2005, responsable du tennis scolaire, de 2005 à 2012 responsable de la commission jeunes. En 2012, j’ai pris la succession de Roland Bochy à la présidence. Résidant à Foncine le Haut, j’étais pourtant à la base plus skieur que joueur de tennis…

Quelles sont les principales missions de votre comité ?
Les Comités départementaux sont « les yeux et les oreilles de la FFT » : repérage des meilleurs jeunes dans les clubs, organisation des compétitions, arbitrage, développement, communication, relations  avec différentes instances départementales, etc…

Comment se porte le tennis dans le Jura ?
Nous comptons 2 500 licenciés car depuis quelques années nous perdons des adhérents, à l’image de notre fédération. Difficile en effet de fidéliser les jeunes qui ont un peu tendance à « zapper » et à éviter les contraintes… Ajoutons que les “années folles” sont derrière nous (victoires de Noah, construction de 1.000 courts, etc.).

A propos des courts, comment évoluent-ils ?
La terre battue a tendance à disparaitre, car elle demande beaucoup d’entretien. Seuls les clubs de Poligny et Lons en possèdent encore quelques-uns. Aujourd’hui, on mise plutôt sur un enrobé recouvert d’une résine assez souple.

En parlant de Noah, quid de Roland Garros et des bons compétiteurs jurassiens ?
Roland Garros a en effet été annulé et reporté du 21 septembre au 11 octobre, avec des conditions particulières pour l’accueil du public (à définir). Dans notre département rural, il s’avère difficile de garder les meilleurs jeunes qui quittent leur club pour poursuivre leurs études en ville. Nous avons cependant quelques bons joueurs passés par le pôle espoir de Besançon : Amandine Bera, Arthur Bouquier, Inès Bolleker et Fleur Benitez. En tennis fauteuil, le jeune Justin Michel de Lons-le-Saunier est vice-champion de France jeunes et participe à des stages nationaux.

Comment avez-vous géré la pandémie et le déconfinement ?
Tous les championnats par équipes prévus en mai et juin ont été supprimés (alors qu’ils représentent un moment fort de notre activité),  ainsi que les championnats individuels. Grâce à notre sport disputé en “duel”, la réouverture progressive des clubs en loisir a pu reprendre dès le 11 mai, jusqu’à une normalisation quasi-totale aujourd’hui.

Quels sont les projets du comité pour les mois à venir ?
Aider les clubs à relancer leur activité, et anticiper la reprise de la saison 2021 début septembre. Nous avons également un projet novateur : lancer une coupe du Jura par équipes mixtes adultes dès l’automne pour favoriser la mixité hommes/ femmes. Nous misons aussi sur l’extension aux adultes d’un concept qui a séduit les jeunes : les tournois multi chances (TMC) qui permettent aux perdants de disputer 3, voire 4 matchs dans la journée au lieu de leur dire “au revoir et merci”.

Un dernier petit conseil pour bien débuter ?

Allez dans un club, qui –en plus de l’encadrement- mettra à votre disposition tout un panel de balles plus ou moins molles en fonction de votre niveau. Ce qui vaut mieux que d’acheter n’importe quoi en magasin, et d’être un peu dégouté par une mauvaise expérience !

Contact : www.comite.fft.fr/jura/ 06 85 75 49 27

Propos recueillis par Stéphane Hovaere.