L’invité de la semaine : Florian Philippot

L’ex-bras droit de Marine Le Pen était à Lons-Le-Saunier samedi dernier, pour y dédicacer son dernier opus : « Frexit ». L’occasion d’aborder avec le chef de file du parti « Les Patriotes » les échéances électorales à venir, et sa position sur des dossiers brûlants. "Les Patriotes sont le plus jeune mouvement politique de France, nous apportons dans le paysage politique un vent de fraicheur et de sincérité".

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Florian Phlippot sera tête de liste des Patriotes aux prochaines européennes.

Florian Philippot, pouvez-vous revenir sur votre départ du Front National ?
J’ai fondé Les Patriotes afin de porter un projet rassembleur, avec des gens venus de tous les horizons politiques, et de proposer le meilleur pour la France. J’ai toujours défendu la liberté et l’indépendance de la France, c’est le cœur de mon engagement politique. C’était la ligne que je défendais au Front national. Ce parti a retourné sa veste sur la question européenne et cédé à la facilité du slogan « changer l’Europe », comme tous les autres partis politiques, alors qu’on ne peut pas changer l’UE.
Cela fait cinq ans que je suis député européen : je sais très bien ce qu’on peut faire ou non au Parlement européen…

Comment votre parti prépare-t-il les élections européennes dans le Jura ?
Nous faisons appel à toutes les bonnes volontés. Notre référente, Nathalie Desseigne, est très active et très impliquée. Contrairement à tous les vieux partis installés, nous n’avons aucun financement public et nous dépendons donc entièrement de la motivation de nos militants bénévoles et des dons de particuliers que nous recevons.

Qui seront les candidats pour les européennes dans le Jura ?
Cette année, contrairement à l’élection précédente, il y a une liste unique de 79 noms pour toute la France. Nous allons tâcher de représenter mieux les différentes régions et le plus de départements possible. Les Patriotes sont le plus jeune mouvement politique de France, nous apportons dans le paysage politique un vent de fraicheur et de sincérité.

Quels bénéfices les Jurassiens pourraient-ils tirer de votre programme européen ?
J’ai constaté que l’Union européenne était irréformable et je veux donc que la France en sorte. Les bénéfices sont multiples : avec une monnaie nationale et sans les règles absurdes de l’UE, nous pourrons mener une vraie politique de réindustrialisation (donc créer des emplois), augmenter les salaires, taxer plus ceux qui ont plus et taxer moins ceux qui ont moins, protéger notre environnement et notre santé, arrêter les politiques stupides de libéralisation et de privatisation, avoir de nouveau une politique d’aménagement du territoire pour assurer l’égalité de l’accès aux services publics partout.

Quelles leçons avez-vous tirées du mouvement des gilets jaunes ?
Les principales revendications des Gilets jaunes faisaient déjà partie de mes propositions avant même le début du mouvement ! Dans mon livre publié en septembre dernier, « Frexit », j’explique pourquoi je soutiens le Référendum d’initiative citoyenne, le rétablissement de l’ISF, l’augmentation du SMIC, des petits salaires et des petites retraites.

 D’où émane selon vous un antisémitisme qui semble croissant ?
L’antisémitisme tue aujourd’hui en France et il est nourri par les islamistes…
Bien sûr, il existe un antisémitisme d’extrême-droite, et il faut le combattre aussi. Je ne pense pas qu’il faille une nouvelle loi, il faudrait déjà appliquer les lois existantes ! En réalité, avec les réseaux sociaux, les messages de haine sont publics et visibles de tous et la justice a donc besoin de plus de moyens.