L’invité de la semaine : Alain Llorca (Gold)

"Plus près des étoiles", "Capitaine abandonné", "Ville de lumière" : qui a oublié ces "tubes" absolus des années 80 ? Des tubes avec lesquels Alain Llorca, -chanteur et bassiste du groupe mythique Gold- déchaînera  Juraparc Lons à l'occasion de "Les années 80-la tournée ". Rencontre. "Pour moi, ce "revival" constitue une vraie cerise sur le gâteau : celle de pouvoir chanter sans avoir la pression de vendre, sans devoir exister médiatiquement"

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"Plus près des étoiles" : Alain Llorca chantera les plus grands tubes du groupe Gold.

Alain Llorca, comment vous présenter ?
Je suis originaire de Cahors, dans le Lot. J’ai 64 ans et je fête en cette année 2019, mes 50 années de musique sur scène ! J’ai en effet commencé à jouer de la guitare à 14 ans dans les nombreux bals de villages, avant de passer à la basse à 16 ans.

Vous êtes le bassiste / chanteur d’un groupe mythique des années 80, que personne n’a oublié : Gold. Comment avez-vous vécu ce succès ?
On n’imaginait pas un tel tourbillon. Je vivais assez mal cette célébrité, car même chez moi à Cahors, j’étais sans arrêt sollicité. Heureusement, on vivait loin de Paris et on n’a pas chopé la grosse tête (rires).

Et la traversée du désert dans les années 90 ?
On n’était pas des stars dans nos têtes, mais des passionnés de musique. Même maintenant, je compose des mélodies à la guitare sèche dans le studio que je me suis aménagé dans le bassin d’Arcachon.

Ça, c’était avant le retour fulgurant des années 80 sur le devant de la scène : une surprise ?
C’est inouï : ces chansons sont indémodables et touchent un large public. Des quinquas, des quadras ou d’autres plus jeunes. Ils connaissent tous les chansons par cœur, même des gamins de 10 ans ! Pour moi, ce “revival” constitue une vraie cerise sur le gâteau : celle de pouvoir chanter sans avoir la pression de vendre, sans devoir exister médiatiquement comme dans les années fastes, sans devoir enchaîner les télévisions, etc.
Ce « métier » -vivre intensément ma passion- constitue le plus beau cadeau de ma vie, mais désormais je peux faire mes courses au supermarché tranquille ! (rires).

Vos tubes restent ancrés dans la mémoire et le coeur des jurassiens, comment l’expliquez-vous ?
Jacques Cardona, notre parolier, a su mélanger un côté sérieux, voire épique et une certaine légèreté. Et les mélodies ont su se marier avec des refrains faciles à retenir…

Quel est le plus beau compliment jamais fait à Gold ?
Jean-Jacques Goldman nous a comparé au groupe « Toto » et a dit un jour : “La seule chose que j’ai regretté dans ma carrière, c’est de ne pas avoir composé Ville de lumière”. Et Cabrel nous a dit que sa chanson préférée était Diamant d’or (une de nos chansons moins connue). C’est dire à quel point cela nous a touchés.

A l’aube de la retraite, envisagez-vous de raccrocher le micro ?
Le jour où je sentirai une lassitude, où je ne verrai plus les sourires où les yeux qui brillent, j’arrêterai. Car continuer lorsque la flamme s’est éteinte, c’est pathétique. D’ici là, je continue…même si les déplacements permanents, c’est fatiguant. Pour tout vous dire, cela faisait trois ans que je n’étais pas parti en vacances.

Que promettez-vous aux nombreux fans du Jura ?
J’interpréterai les plus grands tubes de Gold avec des musiciens, et il y aura des surprises, des duos. Croyez-moi, il y aura de l’ambiance ! Tout le monde va chanter, danser et ressortir avec la banane.

Propos recueillis par Stéphane Hovaere

« Années 80-La tournée »

 

Le samedi 19 octobre à 20h30 à Lons le Saunier Juraparc. Avec Gold, Julie Pietri, Zouk Machine, Partenaire particulier, Sabine Paturel, Sloane, Les avions, etc. De 33 à 46 €. Réservation : Office du tourisme, Géant Casino, Hyper U et sur internet.