L’hiver n’a pas encore apporté son grand manteau blanc sur le Massif Jurassien

Mais le «snowfarming» permet déjà de faire comme-ci...

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Les JOJ sont déjà loin. Il faut préparer la saison qui arrive!
Les JOJ sont déjà loin. Il faut préparer la saison qui arrive!

Les JOJ de la Jeunesse 2020 de Lausanne sont bien finis et une année sportive hivernale nouvelle peut alors commencer, mais dans un contexte sanitaire du Covid perturbant pour tout le monde. De plus la neige naturelle n’est pas encore au rendez-vous, seul un peu de froid vient de nous rappeler que l’hiver existe encore dans nos contrées.
Cependant biathlètes et skieurs nordiques ont besoin de poser les skis à roulettes et de chausser les «lattes», avec ou sans fusil.  A cet effet au stade nordique des Tuffes de Prémanon endroit frais et approprié, la réserve de neige stockée en «snowfarming» d’un hiver à l’autre va permettre de préparer pistes de ski et tremplins de saut, en attendant celle qui doit tomber du ciel. En ce dernier week-end de novembre les équipes du Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne (CNSNMM) ont fait un boulot considérable sur le Stade Jason Lamy Chappuis d’enneigement des tremplins et des pistes de ski allant de 1 à  presque 4kms de long, en fonction de la neige stockée. Cela permet aux compétiteurs skieurs nordiques et biathlètes d’anticiper sur le travail de glisse…

Sauver la neige durant l’été…

Cette technique du «snowfarming» permet de stocker de la neige tombée ou produite artificiellement en fin d’hiver N et de la réutiliser en début d’hiver N+1 en attente de la neige naturelle. Il s’agit d’une technique ancienne issue des pays scandinaves, qui se développe dans d’autres pays alpins, y compris la Suisse et la France. Elle consiste pendant la saison estivale, à stoker des tas de neige de plusieurs mètres de hauteur, et recouverts d’une couche isolante telle que de la sciure ou des copeaux de bois. Cette couche isolante protège la neige de la fonte, et plus elle est épaisse, moins la perte en or blanc est importante. On estime que d’un hiver à l’autre, la perte ne dépasse guère 20%, ce qui est un bon résultat. Des travaux intéressants  sur le sujet  ont révélé que seulement 2/3 de la diminution du volume de neige (donc des 20%) étaient imputables à la fonte.
Le reste est dû au tassement de la neige en raison de son poids important et à la plus ou moins longue durée de stockage. Des progrès sont donc encore envisageables pour améliorer cette technique éco-compatible…