Levothyrox : du nouveau pour les malades

Après le scandale sanitaire essuyé en 2018, les malades de la thyroïde disposent désormais d’alternatives.

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La petite boite par laquelle le scandale est venu...

L’assemblée générale nationale de l’AFMT (Association Française des Malades de la Thyroïde) qui s’est tenue fin septembre à Champagnole a permis d’en savoir plus sur la situation des 2 à 3 millions de malades français souffrant d’un problème thyroïdien. Et heureusement, la situation a évolué depuis 2018 et le scandale sanitaire survenu, suite à un changement de formulation du Levothyrox, (seul remède alors accessible, et commercialisé par les laboratoires Merck). Chantal Garnier, co-présidente a pu constater que beaucoup moins de malades sont incommodés par une reformulation du Levothyrox. « Ils ont en outre désormais le choix entre 5 médicaments » explique t-elle : le Levothyrox reformulé, Thyrofix, L-Thyroxin Henning, L-Thyroxin gouttes et enfin le T-caps (non remboursé). L’AFMT demande que ce dernier remède (efficace) soit remboursé comme les autres, et qu’un autre médicament commercialisé par Takeda en Belgique soit autorisé en France. Tout n’est cependant pas rentré dans l’ordre puisqu « ’il faut souvent des mois pour équilibrer un traitement, de manière très fine » précise Chantal Garnier. Et que selon elle près de 4.500 plaintes au pénal sont en cours d’instruction contre le laboratoire Merck. « Nous avons fait analyser des boites par quatre laboratoires indépendants et attendons les résultats des analyses diligentées sous l’égide des pouvoirs publics ».  Affaire à suivre…

Le rappel des faits

Le 1er mai 2018 le laboratoire Merck a commercialisé une nouvelle formulation de ce traitement vital pour les malades dont la thyroïde ne fonctionne pas ou plus. Selon Chantal Garnier, jusqu’en décembre 2018, les effets secondaires -parfois très graves- n’ont cessé de se multiplier : “céphalées, fatigue, crampes, douleurs diffuses, essoufflements », pour ne citer que les plus bénins. Des milliers de malades sont alors partis en Suisse, en Espagne, au Maghreb pour acheter des stocks impressionnants (2 à 3 an de traitement pour certains) de l’ancienne formule nécessaire à leur survie.

La petite boite par laquelle le scandale est venu…