Les vœux très politiques de Marie-Christine Dalloz

170
Un bilan et des perspectives sombres de MC Dalloz députée de la circonscription!

Une sombre année 2018 !

Marie-Christine Dalloz députée et conseillère départementale du Jura est une des premières à entamer «le bal des vœux» pour 2019. Elle tenait réunion samedi dernier à la salle Bavoux-Lançon de Saint-Claude devant une assistance intéressée, proposant un bilan sur 2018 et quelques réflexions cruciales pour 2019.

Un bilan 2018 assez sombre du gouvernement

“En début d’année, est apparue une source de colère compréhensible des retraités premiers touchés, avec la hausse de la CSG de 1.7, pour passer de 6.6 à 8.3, soit +23%. Puis au 1er juillet 2018, le passage sur les routes départementales et nationales à 80 km/h, sans concertation générale avec les territoires. Dès août les contraventions augmentent de manière significative, pour impacter directement les territoires ruraux dont le Jura, qui ne comporte aucun km d’autoroute. Les gens se sont sentis pris en otage, d’où la colère, avec une absence de communication sur les résultats concernant l’accidentologie, et le climat. Pour cet été bien sûr, 3ème colère avec «cette sombre affaire Benalla», qui rebondit encore en décembre avec les deux passeports diplomatiques. C’est un système hors cadre légal… En 4ème colère, parlons de la TICPE ex TIPP, 4ème impôt perçu par l’Etat. L’augmentation de la fiscalité sur les carburants est d’une brutalité inédite et touche encore les territoires ruraux en première ligne. Ce bilan très lourd explique déjà le mouvement des gilets jaunes, dont le gouvernement n’a jamais mesuré l’ampleur…” observait la parlementaire.

Des questions pour 2019

Laquelle poursuivait :

“Avec ce mouvement revendicatif, on peut se poser la question du déficit de l’Etat : On passe au-delà de la fatidique barre des 3%, et des 100% du PIB, soit 2250 milliards de dette… Que fait-on? Comment sortir de cette spirale des gilets jaunes…qui semblent être maintenant noyautée par les partis politiques extrêmes, mais aussi au-delà comment traiter raisonnablement les attentes disparates de ces contestations ? Comment communiquer sur les réseaux sociaux, avec le problème des fake news et de l’agression gratuite, qui y est véhiculée en permanence ?  Comment garantir en France l’avenir de notre démocratie et nos libertés, opinion, pensée, parole ?  Ce n’est pas pareil ailleurs : regardons ce qui se passe au Brésil et en Italie, cela fait peur! Nos institutions sont garantes de notre démocratie… Le danger ce sont les pensées totalitaires” concluait Marie-Christine Dalloz, qui rapproche tout cela des élections européennes imminentes, avec une inquiétude certaine, pour une rentrée très politique…

Guy Monneret