Les vertus du miel

Sur tout le département du Jura se trouvent des apiculteurs récoltant chaque année des miels de nombreuses sortes. Aussi délectables les uns que les autres, les miels n’offrent pas tous les mêmes bénéfices pour notre santé.

0
147
Le miel dispose de probiotiques naturels.

S’il est un miel bien spécifique de notre région, c’est bien celui de sapin. Pourtant, on le qualifie de miellat, et non de miel, car il est sécrété par … les pucerons !
Les abeilles récoltent cette substance auprès des pucerons qui le fabriquent à partir de la sève de sapin. En raison de la chaîne fragile d’éléments à mettre en place pour récupérer ce miel, il est, de fait, assez rare. Pourtant, il multiplie les vertus, bienvenues aux premiers frimas de l’automne. Il dispose de probiotiques naturels, les alliés de la flore intestinale, nommés oligosaccharides. Il est également d’un grand secours lors de maladies respiratoires ou de maux de gorge. Antiseptique, il lutte également contre les champignons (comme le Candida). C’est une excellente source d’antioxydants et de minéraux, tels que le magnésium, le potassium, le cuivre, le magnésium, le phosphore, le zinc et le sodium. Enfin, utilisé en masque facial, il soulage l’acné et redonne de l’éclat et de la fermeté à une peau fatiguée.

Le miel d’acacia est sans aucun doute le miel le plus connu mais également l’un des plus apprécié, en raison de son goût doux et légèrement fruité, qui plaît tout particulièrement aux enfants. C’est le champion de l’index glycémique puisqu’il plafonne à 35 (alors qu’en moyenne, les autres miels disposent d’un index glycémique proche de 50), en raison de la présence majoritaire de fructose. Le miel d’acacia dispose lui-aussi de ses propres vertus. Il renforce le squelette et aide à la croissance, stabilise les sécrétions gastriques, stimule le foie, ouvre l’appétit, lutte contre la constipation et combat les affections respiratoires, notamment chez les enfants.

De tilleul, de printemps ou de montagne…

Le miel de tilleul est également récolté dans le Jura, et il se distingue des autres miels par son aspect crémeux, sa couleur tirant du jaune pâle au jaune très foncé, à son odeur forte et son goût prononcé, sucré et mentholé qui peut offrir une légère amertume. Ses bienfaits pour la santé sont très nombreux : il traite les premiers symptômes du rhume et de l’angine, il favorise un bon sommeil, il atténue l’anxiété, soulage les maux d’estomac, et apaise les états nerveux.

Le miel de printemps n’est pas issu d’une seule essence de plantes ou de fleurs, mais bien d’une multitude de pollens, issus des floraisons précoces du printemps. Dans ce fameux miel se trouvent donc des pollens de ronces, de tilleul, de trèfles, de pommiers, de cerisiers… Le miel de printemps a tendance à cristalliser rapidement, surtout si le colza entre en grande partie dans sa composition. Son goût est très doux, ce qui en fait un miel tout adapté pour la cuisine. Le miel de printemps est particulièrement riche en calcium et en bore. Ce dernier a la particularité de booster le système immunitaire. Le miel de printemps peut être appliqué sur des petites plaies et des piqûres d’insectes en raison de son action antiseptique. Il fait également des miracles sur des petites brûlures qu’il apaise grâce à son action adoucissante.

Enfin, le miel de montagne complète la collection généralement présente chez nos apiculteurs. Issu des essences présentes sous un climat montagnard, le miel de montagne est particulièrement bénéfique durant l’automne et l’hiver, lorsque les rhumes et les angines font des ravages. La toux est apaisée et le système immunitaire reçoit un bon coup de pouce. Il contient de nombreux oligoéléments, tels que le magnésium, le phosphore, le zinc, le potassium, le soufre, le manganèse, le cuivre, le calcium…

Le miel de printemps n’est pas issu d’une seule essence de plantes ou de fleurs, mais bien d’une multitude de pollens, issus des floraisons précoces du printemps.

 

Bien consommer le miel

Les vertus organoleptiques du miel se détériorent dès 35°. C’est pourquoi, afin de conserver tous ses bienfaits, il est conseillé de le consommer tel quel, à la cuillère pourquoi pas, ou bien étalé sur des tartines ou des crêpes (ajoutez-y quelques gouttes de citron pour un mélange subtil et délicieux !). Il peut toutefois être utilisé en cuisine pour remplacer avantageusement le sucre, puisqu’il est moins calorique et qu’à poids égal, le miel aura un pouvoir bien plus sucrant. On en met donc moins…

Attention : il est dangereux de donner du miel à des bébés de moins d’un an. Depuis 2004, les cas de botulisme infantile augmentent sensiblement et le miel a été pointé du doigt comme étant l’un des responsables de cette propagation. En effet, des spores de cette bactérie responsable de la maladie se retrouvent dans les poussières et certains sols. Les abeilles, en récoltant le pollen, en transporteraient et les mêleraient à leur miel. Les enfants de moins d’un an ne disposent pas d’un système immunitaire suffisamment fort pour lutter contre la bactérie.