Recherche candidats à la vaccination Covid

Alors que le variant indien est apparu dans le Jura, les vaccinations se sont effondrées. Cherchez l'erreur...

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Le vaccinodrôme de Lons Juraparc se vide petit à petit...bien trop tôt !

“Nous avons eu confirmation de cas de variant Covid indien à Morez, un variant hyper contagieux” : David Philot, préfet du Jura, aurait sans doute préféré se réjouir d’une fin de partie…mais le match risque de jouer les prolongations.
En effet, en parallèle, les vaccinations ont plongé de près de 30% pour atteindre seulement 6.200 par semaine au 19 juin. Certes plus de 123.000 jurassiens (soit 47,4 % de la population) ont reçu une dose mais “on est loin des 80% et de l’immunité collective” a soufflé un David Philot, quelque peu consterné.
“J’ai tout fait pour que les jurassiens puissent se faire vacciner. On se plaint parfois du service public, mais il est là, il est présent ».

Une première dose injectable sans rendez-vous

Et d’énumérer les « efforts considérables » déployés pour  dérouler le tapis rouge aux candidats à la vaccination : une première dose injectable sans rendez-vous, une seconde dose administrable entre la 3e et la 7e semaine (pour ne pas obérer les projets de vacances), la mise à disposition des vaccins Pfizer et Moderna chez des pharmaciens et des médecins libéraux, l’ouverture des huit centres de vaccination jusqu’à 21h le vendredi, etc. « Venez en famille, prenez 20 minutes pour passer un été tranquille » a exhorté David Philot, navré de constater que la vaccination fait moins recette.

“Certains bénéficiaires d’une dose ne viennent pas réaliser leur 2e injection”

Pire encore, au centre de vaccination de Lons, on confie que certains bénéficiaires d’une dose ne viennent pas réaliser leur 2e injection. Surréaliste !
Alors que 61.122 jurassiens seulement (soit moins de 24%) étaient vaccinés (deux injections) au 18 juin, « je rends les vaccins du Jura à d’autres départements où l’on vaccine » a confié le préfet du Jura, qui avait réussi à obtenir 12.000 doses par semaine. Certes à la mi-juin, le taux d’incidence est tombé à environ 30 pour 1000, mais quid de la rentrée ? Point n’est besoin d’avoir fait math’ sup pour imaginer ce qui pourrait advenir : levée des contraintes sanitaires  + brassage estival + absence de vaccinations + arrivée du variant indien égal ?
Afin de ne pas revivre le cauchemar d’une 4e vague cet automne, chacun est désormais face à ses responsabilités…