Les sorties naturalistes : un intérêt grandissant du public

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Petit briefing juste avant le départ. Crédit photos P. Collin.

Vingt-cinq personnes se retrouvaient dimanche 24 mars dans la reculée de Vaux-sur-Poligny pour participer à une sortie dont la thématique était les odonates (libellules). C’est la découverte récente d’espèces particulières liées aux suintements, aux zones de source et aux ruisselets qui a incité la CCAPS Cœur du Jura et le groupe demoiselle de l’Office Pour les Insectes de Franche-Comté à proposer une sortie consacrée à la recherche des larves de Cordulégastre, avec exploration des ruisseaux tufeux de la Reculée de Vaux sur Poligny et de la Reculée des Planches. Si aucune larve n’a été aperçue à Vaux s/Poligny, les participants ont pu en observer quelques-unes aux Planches.

Crédit photos P. Collin.
Crédit photos P. Collin.
Crédit photos P. Collin.
Crédit photos P. Collin.

Ravis de leur journée, les participants ont félicité la communauté de communes pour son action dans la préservation de la biodiversité du territoire et le partage et la découverte des connaissances. « Le nombre élevé de participants pour une sortie aussi spécialisée montre l’intérêt grandissant du public pour notre environnement dans un contexte inquiétant de dégradation du climat et de la biodiversité », remarque Pascal Collin.

Une pause piquenique bien appréciée. Crédit photos P. Collin.

Quelques explications sur le Cordulégastre

Le Cordulégastre bidenté est dans une moindre mesure le Cordulégastre annelé sont des espèces menacées et récemment placées sur la liste rouge mondiale de l’Union Internationale pour la conservation de la nature. Ces grosses libellules rayées de noir et de jaune, très discrètes, fréquentent les eaux courantes de faible importance et ombragées, comme les petites sources, en particulier tufeuses et incrustantes. Les larves vivent 2 à 5 ans dans les sédiments avant d’émerger, de se métamorphoser et de se reproduire durant le seul mois d’été que la libellule adulte connaitra.

Le Cordulegaster boltonii. Crédit photo P. Collin.