Les salariés de MBF Aluminium de Saint-Claude ne lâchent rien

Une politique industrielle à redéfinir.

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La détermination des salariés est sans faille pour sauver leur entreprise

L’échéance judiciaire ultime du 25 mai n’a rien donné, car le projet de reprise de Mickael Azoulay seul repreneur à la barre n’a pas été retenu par le tribunal de commerce de Dijon, qui a néanmoins accordé un nouveau sursis jusqu’au 15 juin. Et puisque le feuilleton continue, l’usine n’est pas cependant partie en fumée non plus, comme les salariés l’avaient menacé en cas d’échec… En effet cette nouvelle échéance ainsi accordée par les magistrats consulaires doit permettre à la Région et à l’État de s’intégrer au dossier, et de prendre position dans le projet industriel. Le sort des 282 salariés de MBF Aluminium n’est donc pas encore scellé. En fait ni Bercy, ni les constructeurs automobiles Renault et PSA entre autres, ne voulaient du seul repreneur potentiel. Devant la détermination payante et le «jusqu’auboutisme» des salariés, il a bien fallu trouver une issue, pour une solution pérenne.

La Région et l’État aux manettes…

L’aventure industrielle de MBF ne peut pas et ne doit pas s’arrêter définitivement, les conséquences en seraient trop importantes sur un territoire et un bassin d’emploi déjà en plein doute. Comme le tribunal a constaté que l’initiative privée n’est pas au rendez-vous, il y a peut-être place à une solution de partenariat public/privé. A partir de là tout est à créer, en réunissant un vrai consortium d’investisseurs publics et privés, et c’est la Région en pôle position, qui monte ainsi au créneau avec l’État. Les bases étant posées, il reste maintenant à mettre du contenu dans ce projet avec une énergie évidente et dans un travail collectif et ce jusqu’au 15 juin.
Cette initiative oblige peut-être à redessiner une autre forme de politique industrielle digne de ce nom et offensive tant au plan national, qu’au plan local et régional…