Les projets de l’année pour Champagnole Nozeroy Jura

Le dernier conseil communautaire de CNJ a permis de lister les points essentiels de l’année en cours. Parmi eux, l’arrivée de commerces et d’entreprises, et l’attente pour disposer de deux Espaces France Services.

0
108
La future zone commerciale sera située entre Peugeot et Euromaster.

La nouvelle zone commerciale sur les rails

Située juste après le passage à niveau, face à Euromaster (en venant de l’Oppidum), l’ancienne friche industrielle cédera place en 2021 à une vaste zone commerciale (terrain de 14 879 m²). C’est la promesse faite par Clément Pernot, après la récente approbation de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC). Le permis de construire ayant été déposé en octobre 2020, plus rien n’empêche aux travaux de suivre leur cours. Clément Pernot a rappelé le souhait de ne pas voir le centre ville se vider au profit de cette nouvelle zone, qui sera donc censée contenir davantage de commerces complémentaires que concurrents. Avec par exemple un commerce privilégiant les filières courtes et les producteurs locaux…

Deux nouvelles entreprises dans « Artica »

Du foncier, toujours du foncier, encore du foncier : lors de ses vœux pour l’année à venir, Clément Pernot a insisté sur la nécessité de disposer d’espace pour accueillir « vos enfants ou petits enfants » et des entreprises. Pour ces dernières, le Conseil communautaire a d’ailleurs voté la remise en état du bâtiment de l’ex SARL Artica (auparavant bâtiment de la cimenterie). « Face à ces 3.700 m2 déjà construits, nous n’avons pas hésité longtemps » s’est exclamé Clément Pernot. D’ailleurs deux entreprises ont déjà montré leur intérêt d’investir les lieux, l’une en tant que propriétaire d’un lot, l’autre en tant que locataire envisageant d’acheter par la suite. Ce qui au total représente déjà la moitié environ de la surface réservée. « L’état extérieur du bâtiment n’est pas des plus avenants » a toutefois reconnu le président Pernot, l’extérieur sera donc aménagé pour mieux s’intégrer dans une zone qui jouxte Bavoysi, Lacroix, etc.

L’Espace France Services remis à plus tard

Ce doit être le lieu où les administrés doivent trouver accès à une majorité de services ou d’organismes publics. Une sorte de « guichet unique » permettant de disposer de réponses de première nécessité à leurs besoins. Mais le projet co-construit avec La Poste a du plomb dans l’aile : selon Clément Pernot, « La Poste ne souhaiterait qu’un seul site à Champagnole ». Hors de question, puisque CNJ souhaite implanter un second Espace France Services à Nozeroy. Faute d’accord, la comcom pourrait donc reprendre la main et porter seul ce projet…quitte à mouiller davantage la chemise budgétaire. Comme à son habitude, Clément Pernot ne s’est pas privé de tacler vertement l’Etat, « qui nous demande de pallier à la réduction des services publics ».

Faute de voeux à la population, Clément Pernot a décliné les principaux axes d’action pour l’année à venir. Photo archives.

Plan de relance : profitez, profitez !

Selon Clément Pernot, chaussant sa casquette de président du Conseil départemental, peu de communautés de communes jurassiennes (seulement 4 sur 14) ont saisi l’intérêt du plan de relance impulsé par l’Etat et le département pour répondre aux enjeux de la crise économico-sanitaire. Ce qui n’est pas le cas de CNJ : « 48 communes sur 66 ont déposés un dossier d’aide » a-t-il précisé, pour un total de 2,97 millions €. Une somme rondelette qu’il voudrait voir encore grossir : « Profitez, ne laissez pas passer l’affaire ! » a-t-il conseillé aux 66 maires pour profiter de 66% (voire 75% si l’Etat participe au tour de table) de subventions. Le président du département a d’ailleurs annoncé « une prolongation jusqu’au 31 décembre 2021 pour déposer les dossiers ».

CNJ seniors toujours en piste

L’association créée pour favoriser la mobilité des seniors grâce à 51 chauffeurs volontaires recense déjà 51. 9694 km déjà parcourus grâce à elle et à son président David Dussouillez. Clément Pernot a également remercié Philippe Baldassari, cheville ouvrière du projet, qui est parti en retraite.