Les pêcheurs champagnolais fourbissent leurs gaules

Sauf contre ordre, l'ouverture de la pêche à la truite est prévue le samedi 13 mars.

0
32
La société de pêche de Champagnole compte près de 50 km de superbes rivières à truites.

Les rivières du secteur ont impressionné lors des dernières inondations, mais selon Pascal Grenier, président de l’AAPPMA Gaule régionale Champagnolaise (GRC), ces crues d’ordre quinquennales  étaient plutôt bienvenues.
“Elles ont bien nettoyé les rivières et les nappes phréatiques sont partout pleines”.
De quoi espérer environ 15 jours de sursis pour le cheptel piscicole, si d’aventure l’été se montre aussi brûlant que l’hiver est arrosé. Mais la bonne nouvelle plus pérenne de ce début d’année, c’est le vote par la communauté de communes de 19 millions d’euros pour créer un réseau d’assainissement séparatif sur les communes de Champagnole, Ney, Cize, Equevillon et Saint Germain en Montagne. D’après Pascal Grenier, sur ces communes raccordées à la station d’épuration (STEP) de Champagnole, les eaux pluviales seront rendues à la nature plutôt que d’engorger cette STEP. “Son fonctionnement devrait être amélioré” et avec lui la qualité de l’eau dans la rivière d’Ain, une qualité qui semble au demeurant correcte.

Une nouvelle source, annexe à celle de la Papeterie ?

Pour le reste, la saison de pêche à la truite qui démarrera -sauf imprévu- le 13 mars s’inscrira dans la continuité.
“Prix des cartes, maille, nombre de prises et alevinages inchangés” précise Pascal Grenier. Seul changement notable : l’assemblée générale qui se tient habituellement tous les ans début février est reportée sine die (à l’automne ?), faute d’autorisation administrative.
En attendant, Pascal Grenier voit d’un bon œil une réflexion se mener sur l’approvisionnement en eau potable. Du fait des étés de plus en plus caniculaires, la prodigue source de la Papeterie elle-même, risque d’être surexploitée.
Pour protéger la ressource en eau, et par conséquent le débit restant dans la rivière d’Ain, le syndicat mixte présidé par Guy Saillard envisage de trouver une autre source, quitte à  prospecter large… L’autre atout pour préserver la richesse piscicole de l’Ain se nomme ‘no-kill’. Grâce à un parcours de 4-5 km inauguré l’an dernier, de nouveaux pêcheurs ont rejoint les rangs de la GRC, des pêcheurs aimant juste prendre le poisson et le remettre délicatement à l’eau. Pour les autres, près de 90% des parcours (soit plus de 40 km) sont toujours disponibles…

Les chiffres clé de la GRC

2495 cartes vendues en 2020 (soit une baisse de 4%, légère eu égard au contexte sanitaire).Carte majeur statutaire : 77 €. Carte majeur fédérale : 100 €. Nouveau : les jeunes (moins de 18 ou moins de 12 ans) pourront bénéficier d’une réduction de 50 % à 100 % s’ils sont parrainés par un adulte.