Les éoliennes de la Basse-Joux face aux vents mauvais

Le projet est revenu sur le tapis lors du dernier conseil communautaire. Un conseil qui a également mis en lumière un manque crucial de terrains pour permettre le développement de celle-ci.

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Des éoliennes au milieu des résineux ? L'affaire semble mal engagée...

« D’un côté il y a l’Etat qui nous dit de favoriser la transition énergétique. Et en face de nous, notre pire ennemi c’est l’Etat avec ses bras armés, la préfecture et ses services (DREAL) ». Jean-Marc Gresset-Bourgeois, maire de Censeau, a dénoncé lors du dernier conseil communautaire Champagnole Nozeroy Jura (CNJ), le double discours réservé aux édiles favorables à l’implantation d’un parc éolien sur leur commune. Son homologue de Mièges, Jean-Claude Compagnon, l’a soutenu en ajoutant, qu’il s’agit d’un projet participatif dans lequel les quatre communes sont impliquées (les deux autres n’étant autres que Plénise et Esserval-Tartre). Pour mémoire, le projet prévoit l’implantation de 6 à 10 éoliennes d’une puissance de 3 mégawatts (180 m de haut en bout de pale). « Nous avons les moyens d’engager un débat le plus clair possible, informer l’ensemble de la population ce serait très bien » a-t-il précisé. Il faut dire que Clément Pernot, président de CNJ, s’est montré plus que dubitatif face aux projets éoliens : « Tous ceux qui existaient sur le territoire ont été enterrés » a-t-il rappelé, faisant entre autres référence au projet Valempouillères-Vers en Montagne dont un oiseau protégé (le milan) a eu la peau. Clément Pernot a mis en garde les maires prospectés par des développeurs riches en arguments : « Ne vous faites pas abuser par des histoires de participatif. Le premier argument des promoteurs porte sur l’aspect financier » d’un parc.

Un appel pour trouver du terrain

Comme il l’avait déjà crié haut et fort il y a plus de 4 ans, Clément Pernot, a constaté : « On est victime de notre succès », faisant référence aux zones industrielles et commerciales arrivant presque toutes à saturation (hormis celle de Montrond, lire encadré). Face aux demandes de certains porteurs de projet, il a lancé aux 63 maires du territoire : « Quels espaces…/…dont vous avez la maitrise…seraient disponibles dès demain ? Nous aurions besoin de 3 ha sur la durée du mandat ». Outre l’implantation d’entreprises, « il n’y a plus de maisons (neuves, NDLR) à vendre » a-t-il clamé : la faute là aussi à un manque de foncier. « Je ne sais pas comment on accueillera de nouveaux arrivants » a-t-il confié. Faut-il rogner sur certains terrains agricoles ? Le débat s’est amorcé au conseil. A suivre…

Encore du terrain à Montrond

Un élu s’est ému en conseil d’un terrain vendu à « 20 € HT/m2 sur la ZA de MIgnovillard, et 3,50 €HT/ m2 à la ZA de Montrond ». Clément Pernot a expliqué qu’il fallait inciter des entreprises à s’installer sur cette zone « éloignée des services », ou en tout cas un peu excentrée. Une zone fléchée pour les entreprises ayant besoin de beaucoup d’espace, mais de peu d’emplois. Chose que sera le cas avec la future plateforme de déchiquetage de bois, destiné ensuite à brûler dans des chaudières biomasse…