« Les élèves ne sont pas des numéros de dossier »

A l’Enseignement Catholique Lédonien (ECL), chaque écolier, collégien ou lycéen est unique. Grâce à un suivi personnalisé, Jeanne d’Arc, De la Salle et Sainte-Marie proposent un « sur-mesure » qui change tout.

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Marie Druot, enseignante en CP/CE1 à l’école Jeanne d’Arc a abandonné le cours magistral pour créer trois "ïlots" éducatifs.

« Les élèves ne sont pas des numéros de dossiers, ils sont reconnus dans toutes leurs dimensions, y compris du jeune ou de l’enfant derrière l’apprenant » : d’entrée de jeu, Florence Jeanjacquot donne le ton.
Professeure d’espagnol au collège et lycée Sainte-Marie, à Lons-le-Saunier, elle définit la touche « enseignement privé » comme la possibilité de mettre en œuvre toutes les capacités d’un élève, mais aussi de résoudre ses problématiques éventuelles.
Ceci grâce à de nombreux aménagements, à nuls autres pareils

Un dialogue permanent avec les parents

A Sainte-Marie, « un contact de qualité et régulier avec les parents » prime selon les enseignantes rencontrées. Ces derniers trouveront à coup sûr une oreille attentive et compatissante pour dire en cas de besoin : « Mon enfant est en difficulté ».
« L’équipe pédagogique se montre très investie, tout le monde est sur le pont » poursuivent-elles. Et il n’est pas rare que les enseignantes répondent aux mails des parents sur leur week-end, ou qu’elles reviennent durant les vacances d’été constituer les listes de classe…
« Dès qu’un élève baisse, on prend rendez-vous avec les parents » expliquent-elles. A ce dialogue informel, s’ajoutent 5 réunions parents/ professeurs dans l’année afin que les parents puissent rencontrer tous les enseignants de leur enfant.

Le soutien scolaire pour tous

Selon Florence Jeanjacquot, « 2 heures par semaine sont consacrées au soutien scolaire » : méthodologie, remédiation, recontextualisation permettent ainsi aux élèves d’assimiler des notions difficiles grâce à un enseignant prévu à cet effet.
Deux heures qui permettent aussi aux élèves les plus forts de perfectionner leur aisance dans leurs matières de prédilection.

« La vie de classe », une « matière » obligatoire

Toujours selon Florence Jeanjacquot, une heure par semaine est aussi consacrée à « la vie de classe ». Une heure durant laquelle « on débriefe les problèmes éventuels survenus dans la classe.
On peut aussi évoquer les conditions de travail, le niveau général, identifier où existent des problèmes de compréhension. Mais on peut aussi consacrer cette heure à une partie de la classe ou juste certains élèves ».
Ou bien faire de la méthodologie, affiner une orientation professionnelle, voire chercher des stages selon ses collègues Agnès Bonjean, professeure principale en lycée général et Elise Girardot, professeure principale en lycée professionnel.

A l’école Jeanne d’Arc et de La Salle aussi…

Comment permettre à des écoliers aux multiples profils de s’épanouir ? Marie Druot, enseignante en CP/CE1 à l’école Jeanne d’Arc a innové en abandonnant le cours magistral, frontal pour des « îlots » éducatifs où chacun peut progresser à son rythme.
Un changement radical puisque « les 26 enfants sont scindés en 3 groupes de 10 enfants maximum, l’un dédié à l’écriture, l’autre à la lecture, l’autre à la révision des acquis par exemple ».
Un système qui marche très bien, car les écoliers apprennent dès le début d’année à devenir plus autonomes : « Quand un élève coince, il sait m’avertir et continuer à travailler sur autre chose en attendant que je vienne l’aider ».
Et les résultats sont là selon Elisabeth Bassez, directrice des écoles Jeanne d’Arc et De la Salle, car « cette remise en cause de la pédagogie répond mieux aux besoins de ces enfants ».