Jura. Flammerans. Les derniers voeux de Dominique Girard, maire de Flammerans

C'était la dernière cérémonie des voeux du maire de Flammerans Dominique Girard, également Conseiller départemental qui, comme annoncé, ne se représentera pas aux prochaines élections municipales.

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Entouré de son conseil municipal, Dominique Girard a reçu la médaille de l'Assemblée Nationale des mains du député Rémi Delatte.

C’est devant de nombreux maires et élus du canton, d’autorités civiles et militaires, de villageois mais aussi du député Rémi Delatte et de Marie-Claire Bonnet-Vallet son binôme au Conseil départemental et la présidente de l’intercommunalité CAP Val de Saône, que Dominique Girard est allé au-delà du simple bilan de 2019 pour évoquer avec émotion et souvent avec justesse, sa fonction de maire qu’il va quitter fin mars. Morceaux choisis.

Une fabuleuse école politique

La commune est un lieu par excellence de la démocratie. Avant d’être un échelon administratif et de gestion, c’est d’abord un lieu de vivre ensemble. Être maire, c’est une fabuleuse école d’humilité, car aux ambitions du vouloir faire, répondent trop souvent l’inertie et les pesanteurs des normes, des règles, des ordres et des contre-ordres, sur fond de baisses de dotations. Être maire, particulièrement dans une petite commune, c’est une fabuleuse école politique, car il faut être présent, dans tous les domaines, et au service de tous les habitants… Être maire, c’est l’engagement de jours, de nuits, de semaines, de mois, d’années. Être maire, c’est jongler entre juriste, employeur, confesseur, officier de police judiciaire, cantonnier, assistante sociale, et par-dessus tout, être diplomate“, énonçait Dominique Girard, et d’ajouter : “Ce n’est pas le testament moral d’un élu que je vous livre là, mais simplement le témoignage d’un élu parmi d’autres élus, qui mesure chaque jour l’honneur et la responsabilité de servir ceux qui l’ont choisi“.

La commune, un lieu de proximité

La commune comme la famille, doit être le lieu de la proximité, où chacun doit trouver sa place. Mais la commune n’est pas une île au milieu de nulle part. Et votre présence si diverse en témoigne ce soir“, concluait le premier édile avant d’envoyer un message de reconnaissance ou d’amitiés à tous ses invités  : “Dans ce monde où tout va trop vite, on ne voit plus ce qui nous entoure, et hier disparaît vite dans les brumes de l’oubli, la conscience de la fragilité du monde n’en est que plus réelle. Ne laissons jamais les démons du monde gagner nos communes, nos familles…. Je vous souhaite d’avoir envie de construire les chemins de la confiance pour que 2020 soit belle. Nous le devons au moins à nos enfants“.
Des mots lumineux…