Les commerces résilients face au couvre-feu

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Il est loin le temps où le commerce ressemblait à cela ! Ici la rue des Arcades à Lons en 1950.

Quel impact du couvre-feu sur les petits commerces ? Comment les commerçants s’organisent-ils ? Jessica Nguyen a sa petite idée sur la question.
Directrice Europe de FlipNpik Europe, une plateforme numérique qui a pour mission de promouvoir les commerçants, artisans et créateurs afin d’encourager une consommation locale, durable et responsable ; elle témoigne de retours venus de la France entière. « Incompréhension, colère, lassitude » caractérisent selon elle l’amère cocktail quotidien des artisans-commerçants de France et de Navarre.
« On estime que 20% du chiffre d’affaires était réalisé en moyenne entre 17h et 19 h » explique la directrice de la start-up, « car la sortie du travail correspondait à un sas de décompression propice aux achats d’impulsion ».
Désormais contraints de rentrer au bercail dès leur sortie du travail, les actifs jurassiens comme français délaisseraient en particulier le secteur de l’habillement (dont les stocks pèsent lourdement sur la trésorerie et risquent de se démoder), et les coiffeurs barbiers (« souvent contraints de fermer vers 17 heures, car une coupe femme peut durer une heure »). Pourtant « 70% des français déclarent vouloir consommer plus local, et 89% parmi eux désirent du made in France » remarque la spécialiste.
Un véritable atout à jouer pour les artisans-commerçants du Jura…à condition de trouver les moyens de capter cette clientèle pour partie nouvelle.
Outre des outils digitaux tels que réseaux sociaux, site internet et autre Google My Business (que FlipNpik développe moyennant une commission), Jessica Nguyen estime que le « click and collect » constitue un excellent intermédiaire entre le numérique et le besoin de contact des clients. Mieux que la livraison à domicile qui suppose une logistique coûteuse de temps et d’argent. Et mieux surtout que le recours aux géants du numérique qui ne payent aucun impôt en France (Amazon pour ne pas le citer), et dont l’ergonomie sommaire peut entrainer de longues et fastidieuses recherches.