Le restaurant municipal se transforme

Au delà de son changement de nom, plusieurs nouveautés sont au menu. Visite guidée.

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Didier Thévenet et Jean-Yves Ravier (de g. à d.) militent pour davantage de circuits courts et de bio.

Exit son nom un peu institutionnel, le restaurant municipal de Lons devrait bientôt adopter un patronyme plus seyant. Une nouveauté qui sera le pendant d’autres transformations : « une étude sera lancée pour améliorer la salle de restaurant » explique Jean-Yves Ravier, maire de Lons-le-Saunier, par exemple sur le plan de l’isolation phonique et peut-être d’un nouveau mobilier. A l’heure actuelle, la salle de 450 places tourne environ à mi-régime précise Didier Thévenet, l’emblématique directeur des lieux depuis 1999.
Même si le restaurant restera ouvert tout l’été (même en Août), la fréquentation ne fait que reprendre progressivement : le Covid est passé par là, avec son lot de nouvelles habitudes et de télétravail. A ce propos, l’opération « télérepas » se poursuit rappelle-t-il : pour ceux qui travaillent à domicile, il est possible de se faire livrer son repas à domicile moyennant une inscription. La structure lédonienne livre aussi pas moins de 43 communes jusqu’à Beaufort ou Arinthod, là aussi pour rendre service, ainsi que des légumes épluchés au restaurant municipal de Dole. « Nous avons été sollicités par Chalon » confie Jean-Yves Ravier, mais la proposition a été déclinée : une question de bon sens, car circuits courts et bio restent la marque de fabrique « maison ».

Des plats en inox au lieu du plastique

« Nous fabriquons notre huile à Lons, à partir d’un mélange d’huile de tournesol, de cameline, de lin », etc. illustre Didier Thévenet, idem pour les steacks hachés, les légumes, le poulet de Bresse AOP, etc. Quant au pain, « le blé vient de Villevieux, la farine est moulue à Pont de Poitte, et le pain pétri face au restaurant dans la boulangerie Fontanelle, soit 30 km en tout » détaille le directeur.
Dans le même esprit, une réflexion est en cours pour supprimer les barquettes en plastiques, même en matériau recyclé. Une obligation faite par la loi à l’horizon 2025, qui imposera l’utilisation de récipients lavables, tels des plats en inox…qui alourdiront les plateaux livrés à l’extérieur et nécessiteront bien davantage de plonge. Des parents s’étonnent aussi qu’un repas sans viande soit imposé dans toutes les cantines scolaires chaque semaine : « Cela découle aussi de la loi » répond Didier Thévenet. Outres les écoles, le restaurant livre l’hôpital, le Conseil départemental, des Ehpad ou des foyers logements, des seniors à domicile et de nombreuses entreprises du secteur (SKF, ESAT, Crédit agricole, etc.). Pas moins de onze tournées pour le Sicopal, qui a fusionné avec le restaurant pour simplifier leur gestion.

Les chiffres clés

1,5 millions de repas sont préparés chaque année et 4.500 repas sont livrés chaque jour. 75 salariés y travaillent. 7,50 € : le prix d’un repas au self. 3,50 € : le prix d’un repas scolaire.