“Le Repère”, votre table de référence à Champagnole

Considéré comme la meilleure table champagnolaise sur son segment, le restaurant tenu par Christophe Germain mêle avec harmonie une cuisine française pimentée d’influences antillaises. Un art culinaire innovant qui tranche avec la sacro-sainte cuisine franc-comtoise, et une véritable invitation au plaisir des sens.

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Quand le chef est au fourneau, les assiettes ressemblent à des oeuvres d'art.

Ambiance cosy, chaleureuse, boisée : dès la porte franchie, Le Repère vous invite dans un autre monde. Un monde où le plaisir règne en maitre, depuis les fourneaux jusqu’à votre assiette. Car derrière tout cela se cache un jeune chef bourré de talent : à seulement 39 ans, Christophe Germain a déjà pas mal bourlingué à travers le monde et a ramené à Champagnole le meilleur de la Suisse et des Antilles. Plutôt discret, ce sont ses assiettes qui parlent pour lui : aile de raie à la fleur d’hibiscus crème citron et ses petits légumes ; tartare de bœuf « Aubrac » au couteau et ses garnitures ; magret de canard rôti, sauce au thé noir et ginseng bio, etc. La liste des spécialités maison évolue au gré des saisons, tous les 3 mois : « J’aime le changement, et beaucoup de nouveautés sont apparues sur nos cartes hiver et printemps » explique le maitre des lieux. Avec bien sûr des indémodables comme le foie gras, les morilles, les escargots voire la Saint-Jacques, les langoustines, le homard (en particulier autour des fêtes). Mais le chef promet à chaque convive le choix pour convenir à tous : « Au moins quatre entrées, dont l’entrée Repère » : sur l’idée du « café gourmand », vous pourrez déguster un assortiment de quatre entrées différentes joliment présentées. Et pour suivre, quoi de mieux que deux viandes ou deux poissons, sans oublier un plat végétarien : une autre spécialité de la maison. Outre des fromages venus en « circuit court » de la fromagerie Janin, (située à seulement 30 mètres de là..), le chef propose ensuite au moins trois desserts…avec l’incontournable « Repère gourmand », assortiment là aussi de tous les desserts maison…

Une présentation recherchée, marque de fabrique de la maison.

Effet « waouh » garanti 

Et la qualité dans tout çà ? « Hors des mets fait maison, je ne sais pas faire » confie Christophe Germain. Une confession plutôt agréable à entendre, alors que fleurissent dans nombre de cuisines, des micro-ondes où passent des plats achetés dans les catalogues d’industriels. Venir au Repère, c’est donc l’assurance de trouver dans votre assiette des produits régionaux ou français, et à fortiori « de saison » insiste le chef. Filets de perche meunières marquent ainsi l’été, tout comme les grenouilles fraîches au beurre persillé le printemps. « On pourrait tricher » comme tant d’autres avoue le patron, mais le plaisir de faire plaisir ne supporte pas la concession et de toute façon…« je n’ai pas appris le métier comme ça » affirme-t-il (lire encadré). « Notre matière première, c’est le temps »…et s’il arrive quelquefois que le service tarde un peu, c’est parce qu’il y a une bonne raison… Mais une fois arrivée sur votre table, effet « waouh » garanti ! L’autre marque de fabrique du Repère, tient indéniablement dans une présentation bluffante et recherchée. Un vrai plaisir des yeux avant d’être un plaisir des papilles. Désormais à vous de juger…

Menu du jour autour de 14-15 €.

Le Repère 25 avenue de la République 39000 Champagnole (centre ville).Contact : 06 08 23 92 87/03 84 52 62 17/ Facebook « Lereperechampa »/ lereperechampa@gmail.com

Stéphane Hovaere

 

Une assiette qui donne envie de devenir végétarien !

Exotisme quand tu nous tiens

Même si le Repère propose une cuisine française dans toute sa palette de saveurs, Christophe Germain a ramené dans ses gamelles de petites surprises : « On travaille beaucoup la noix de coco, la mangue, les fruits de la passion, mais aussi des épices typiquement antillaises ».

Un traiteur à votre service

Tout son savoir-faire, le Repère le transporte désormais chez vous ou lors de repas de famille (mariages, anniversaires), d’associations, de comités d’entreprises, etc. « Et ça marche très fort » constate le chef, heureux de travailler aussi à l’extérieur avec son équipe, composée de six salariés (trois en cuisine et trois au service).

Une terrasse pour le printemps 2020

Il est loin le temps où le petit local (seulement 30 couverts) avait ouvert ses portes le 16 décembre 2015. « Dès le 22 novembre 2018, nous avons porté la capacité à 38 couverts en achetant l’immeuble voisin », ce qui permet désormais d’accueillir des groupes grâce à des grandes tablées, et à une salle privative (15 couverts) en sous-sol. « Depuis l’ouverture, on refusait des clients quasiment tous les midis et les soirs ». Une situation désormais plus confortable, mais il est prudent de réserver votre voyage culinaire. Et comme il n’arrête jamais, Christophe Germain a dans ses cartons le projet d’une terrasse intérieure pour 2020, permettant aux clients davantage de calme et d’intimité.

Le chef a adapté l’idée des “cafés gourmands” au salé, avec un assortiment d’entrées à picorer avec gourmandise.
Le Repère offre une ambiance nature et chaleureuse pour une parenthèse enchantée.

« J’ai servi Johny Hallyday » : itinéraire d’un cuisinier gâté

Entre île tropicale, Suisse et villa de milliardaire, Christophe Germain a goûté à tout avant de poser ses valises à Champagnole. Retour sur un parcours surprenant.

Natif de Champagnole, il fait son apprentissage à un restaurant emblématique de la Perle du Jura : « La taverne de l’épée ». Avec le successeur d’Elie Sclafer, le tout jeune cuistot part sur de bonnes bases : le « fait maison » intégral au service d’une cuisine franc-comtoise de qualité. De 20 ans à 26 ans, Christophe Germain fait ses armes en Suisse, dans des « brasseries luxueuses » de type semi-gastronomiques. « J’y ai découvert une autre mentalité » puisque Champagnole cultivait un certain « monopole » de la cuisine franc-comtoise. En 2006, c’est le grand départ. Cocotiers, sable fin, rivages turquoise enchanteurs : à 26 ans, le futur chef pose son tablier au cœur des Antilles françaises, à Saint-Barthélemy. Repère de la jet-set américaine et internationale, il croise des monstres sacrés : par exemple Catherine Zeta-Jones, l’équipe de football de France…sans oublier Johny Hallyday, « que j’ai eu le privilège de servir ». Tout cela dans un restaurant de plage travaillant  des produits premium (thon frais, langouste vivantes) et les épices indissociables des Antilles.

Le Repère : De Crançot à Champagnole

A 29 ans, Christophe Germain grimpe encore une marche : « Je deviens chef privé pour un milliardaire » dans une superbe villa avec parc, piscine, vue mer confie-t-il avec humilité. « J’assurais les repas du midi et du soir, ainsi que les réceptions avec des invités ». En parallèle, il développe une activité traiteur…qui pâtit cependant de la crise économique débutée en 2008 aux USA. Ce déclic renforçant son « mal du pays », le voilà de retour en Suisse à 30 ans. Il franchit ensuite la frontière pour rejoindre sa mère qui tient à Crançot un restaurant au nom qui sonne bien : Le Repère… Malgré de nouveaux rêves de sable chaud, des raisons familiales le poussent à fonder son propre restaurant dans le secteur. Son choix se porte vers un « tout petit local » champagnolais, bien situé au centre de la rue de la République. Le début d’une nouvelle aventure…

Christophe Germain a jeté l’ancre à Champagnole après avoir bourlingué dans le monde entier.