Le mur d’enceinte de la prison ne tombera plus

La maison d’arrêt de Lons s’apprête aussi à reconstruire un second mur d’enceinte.

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Le mur d'enceinte de 8,80 mètres côté médiathèque est doublé par un second mur interne.

Il avait créé la stupeur : le mur d’enceinte de la prison tombé à terre tel un vulgaire jeu de cartes dans la nuit de la Saint-Valentin (le 15 février 2019 à 1 h du matin). Près d’un an après, un mur de 66 mètres de long et de 8,80 mètres de haut ceinture la maison d’arrêt du côté parvis de la médiathèque/ église Saint-Désiré. Une performance grâce à une « union sacrée » soulignée par Patrick Delanne, le directeur de l’établissement :
« L’entreprise Caniotti a commencé les travaux et tous les partenaires concernés se sont montrés très réactifs ».
A titre de comparaison, il cite « le mur d’enceinte de la centrale de Poissy qui s’est écroulé 6 semaines après Lons”, et dont la reconstruction a été beaucoup moins diligente. La tâche n’était en effet pas aisée, vu l’espace contraint pour y loger 3 grues et un chantier sécurisé, et la nécessité de respecter l’esthétisme architectural au sein d’un quartier abritant des monuments historiques. Le mur en béton armé de 30 cm d’épaisseur présente donc un parement en ‘béton matricé’, imitant les pierres qui le constituaient lors de son érection il y a plus de 150 ans.
Le mur nord, adossé aux bâtiments de l’ancienne gendarmerie, suivra le même sort puisque ces derniers seront détruits pour y créer un jardin archéologique et un square : « Les travaux devraient débuter en 2021, et durer près d’un an » précise Patrick Delanne. « Ce mur de 4,50 mètres sera réhaussé à 6 mètres » pour être au même niveau que le mur déjà reconstruit, pour un budget conséquent (1,729 million €).

Les travaux dans un espace très réduit avaient été rondement menés.

Des téléphones dans chaque cellule

Pour prévenir les risques suicidaires et apaiser les tensions, « chaque cellule sera équipée d’un téléphone filaire » (sur écoute) ajoute le directeur. Des cabines existent déjà dans des espaces communs, mais les détenus ne peuvent les utiliser qu’entre 8h30 et 11h30, ainsi que de 14h à 18h30.