Le marché alimentaire de Lons maintenu

Partisans et opposants s’affrontent sur son maintien.

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Des clients espacés...du fait de leur rareté.

Alors que le marché de Champagnole a été supprimé, celui de Lons s’est tenu sous un soleil radieux le 19 mars. Un marché aussi exceptionnel que les circonstances gouvernant le pays. Selon la ville de Lons, seuls les stands alimentaires avaient doit de cité, des stands très espacés afin d’exclure toute promiscuité. Plusieurs mètres séparaient en effet les différents étals, comme celui de Danielle Carrey, venue de Lemuy vendre ses œufs bio. Selon elle, les habitués ont joué le jeu, même si la fréquentation se montre très en retrait de la normale. « J’espère que ce marché sera maintenu, car cette activité foraine pèse environ 35 à 40% de mon chiffre d’affaires » a-t-elle expliqué.

Faciliter la “distanciation sociale”

Même baisse de clientèle chez « Les jardins du cœur », venus de Saint-Maur vendre leurs pains bios : « J’ai surtout vu des lédoniens, les clients de l’extérieur ne sont pas venus. Environ un sur trois portait des gants en plastique. Les distances de sécurité ont été respectées »…même si de petits incidents ont lieu. « Une dame s’est glissé dans l’espace laissé par un monsieur, qui l’a rembarrée ». Adopter une nouvelle manière d’être ne se fait pas d’un claquement de doigts, mais la rareté des clients a de fait facilité la “distanciation sociale”. Le talon d’Achille du marché reste la manipulation des produits, en particulier les fruits et légumes : comme dans les hypermarchés, les clients pèsent, soupèsent, tripotent… Un peu surréaliste alors que l’hygiénisme atteint son niveau le plus élevé…et que les légumes ne se lavent pas au savon, eux.
Christophe Bois, chargé par Jacques Pélissard de coordonner de la crise liée au Covid 19 s’est félicité de la bonne tenue de ce marché tandis que son opposant John Huet le fustige, proposant plutôt un ‘drive’ organisé par les producteurs locaux.