Le malheur d’une école publique fait le bonheur du privé

Le conseil municipal de Champagnole du 9 mai a abordé de nombreux sujets d’actualité : écoles primaires, école de musique, pavillons jumelés et garages à vendre entre autres. Tour d’horizon.

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L'école Valentenouze attire hélas moins...

 

« Il y a une école qui s’effondre » : sans la citer, Guy Saillard a reconnu que l’école Valentenouze était dans la tourmente. A la rentrée 2018, 61 enfants seulement (pour 3 classes) étaient inscrits, les autres ayant migré vers le privé : tandis que le quartier pousse (nouveaux lotissements), l’école se vide (-30% en seulement 5 ans). En cause, des problèmes de personnel font que les parents fuient en direction du groupe scolaire Jeanne d’Arc privé. Ce qui a fait réagir Guy Saillard, car conformément à la loi, la ville de Champagnole doit participer aux dépenses de fonctionnement de l’école primaire privée. « De 114.000 €/an il y a quelques années, ces dépenses sont passées à 150.000 € » a-t-il précisé (alors que dans le même temps la ville a du investir dans la rénovation des ouvrants à Valentenouze). Comme « rien n’oblige à la commune à mettre à disposition des équipements nécessaires au cours de sport en particulier », la ville facturera désormais les heures d’occupation de la salle des Mousquetaires, de la salle Léo Lagrange et du stade du même nom. Soit un montant de 25.496 € à régler pour le groupe scolaire Jeanne d’Arc pour l’année 2019.

Ecole de musique : les nouveautés à venir

« L’inscription à l’école de musique sera ferme et définitive au 1er octobre » : pour Annelise Martin, adjointe à la culture, il était important de faire évoluer le règlement de l’institution pour mélomanes. « Il est trop facile d’arrêter les cours en cours d’année et de prendre la place d’un autre » a renchéri Guy Saillard, maire de Champagnole, d’autant plus que l’école de musique représente un budget non négligeable pour la commune. Pour la même raison, le maire a enfoncé le clou sur un autre point : l’obligation citoyenne de participer aux orchestres municipaux. Pour renouveler les effectifs de l’harmonie municipale (et assurer les manifestations), les étudiants sont en effet invités à rejoindre l’orchestre junior. Dans un autre registre, Annelise Martin a fait état d’une nouveauté pédagogique : pour rende les cours de formation musicale (solfège) « moins théorique et moins indigeste », ceux-ci seront accolés à des cours de pratiques collectives. Dés la rentrée 2019, les élèves iront à l’école 2 fois par semaine et non 3 (en cycle 1). Enfin, les adultes ayant déjà 10 ou 11 ans de pratique à l’école devront céder leur place à de nouveaux élèves, car « on a vu des adultes y rester pendant 15, 16 ans ou plus ».

Les pavillons jumelés de la Maison pour tous plébiscités

« Les pavillons jumelés sont recherchés : avant même que le premier plotet soit posé, les 7 lots de pavillons construits par la Maison pour tous sont vendus » a constaté Guy Saillard. Les constructions édifiées par la Maison pour tous et l’OPH ont trouvé leur public, tout comme l’immeuble collectif (14 logements seulement) qui sortira ensuite de terre. « Les barres HLM, les gens n’en veulent plus » constate Guy Saillard…qui a avoué « vivre très bien » lui-même dans une maison jumelée depuis près de 30 ans. Les 22 garages construits par la ville place de l’Amitié trouvent aussi facilement preneurs (le dernier ayant été adjugé à 12.000 € HT). Afin de satisfaire toutes les demandes, la ville en construira 18 de plus mais en gardera cependant « 8 ou 9 à la location », moyennant un loyer à préciser (de l’ordre de 50 €/mois). « On ne fait pas de garages pour gagner de l’argent, mais pour rendre service aux administrés » a précisé Guy Saillard.