Le Jumping international fête ses trente ans

La Société lédonienne de concours hippiques a été fondée en 1983. Elle a organisé des concours nationaux jusqu’en 1989, avant de lancer le désormais célèbre Jumping international. Retour sur des années d’histoire avec son président, Maurice Gallet.

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La Fédération suisse a joué un rôle important lors de la création du concours international en envoyant à Lons son équipe première. Les résultats s’en sont d’ailleurs fait ressentir : Markus FUCHS et Willy MELLIGER sont arrivés 1er et 2e du Grand prix.

Jusqu’en 1983, deux concours nationaux étaient d’importance pour la Ligue équestre de Bourgogne/Franche-Comté : Dijon et Lons. Ils étaient organisés par le club hippique local. « En 1983, le club de Lons a décidé de ne plus l’organiser pour différentes raisons », rappelle Maurice Gallet. Avec cinq autres volontaires – Jean Avalle, Jean-Pierre Boussaud, Michel Creuillenet, Jean Lardet et Renée Rival – il a fondé la Société lédonienne de concours hippiques, dont il est aujourd’hui le président.

C’était le 30 novembre 1983. Et de ressortir le Journal officiel du 20 décembre qui fait état de la déclaration de l’association en préfecture le 6 décembre. Son objet ? Faire pratiquer les sports équestres et faire de la propagande en faveur du cheval en organisant des compétitions et des manifestations équestres.

« Nous n’avions pas d’argent et pas de matériel, poursuit le président. Nous nous sommes dit on maintient le même concours, au même niveau. » Montciel à l’époque n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. Les cavaliers étaient accueillis sur un ancien terrain de tir à pigeon. Mais les bénévoles ont progressé de 1984 à 1989.

« Et en 1990, nous en avions un peu marre. Nous ressentions que nous avions atteint nos limites. » Le nombre de cavaliers était important. Un cheval pouvait courir deux épreuves chaque jour. Pour mieux planifier et mieux organiser leur manifestation, les bénévoles ont décidé de rentrer dans l’international, un cheval ne pouvant alors courir qu’une seule épreuve par jour. Et puis le constat que tous les concours internationaux avaient lieu dans le sud au bord de la mer ou alors au bord de l’océan dans l’ouest était une autre motivation.

De 6 à plus de 100 bénévoles

« Aujourd’hui, l’équipe n’est plus la même. Il y a eu des décès, des départs », poursuit Maurice Gallet, qui s’appuie désormais sur plus d’une centaine de bénévoles. « Et il n’y a pas forcément que des gens qui connaissent les chevaux et l’équitation. Il y a la passion et aussi l’amitié », tient-il à préciser.

En 2017, le premier concours sur sable a été organisé. En 2002, le terrain avait déjà été rénové. « Un terrain de petite taille, comme le nôtre, en herbe, c’était compliqué à entretenir. Surtout suivant les conditions météorologiques ! » La solution a donc été trouvée avec le soutien de la Ville de Lons et des autres collectivités.