Le jumping fête ses trente ans ce week-end

Du jeudi 6 au dimanche 9 juin, la société lédonienne de concours hippique organisera seize épreuves dont trois comptent pour le classement mondial des cavaliers. Le Grand Prix sera qualificatif pour les championnats d’Europe 2019 et les JO 2020. Pour ses trente ans, l’association propose aussi un spectacle exceptionnel. L’événement est gratuit.

142

Pour que ses trente ans restent dans tous les esprits, la société lédonienne de concours hippique accueillera le spectacle « Horse Show » de Sylvie Willms.

Grâce à des années de tournées, l’artiste a acquis une expérience du spectacle unique. Pour ses numéros, elle a dressé des chevaux de races différentes (lusitaniens, frisons, arabes, portugais…) pour plusieurs disciplines (haute école, liberté, longues rênes…).

Le parcours des Willms

En 1995, les Willms sont engagés par le Royal Horse Gala pour de la haute école et de la liberté, lors de tournées internationales. Par ce biais, ils ont eu l’opportunité de participer à la célébration du Jubilé de la Reine Elisabeth II. Les shows du Royal Horse Gala ont été applaudis par des millions de spectateurs dans toute l’Europe. Leur collaboration prend fin en 2002.

Ils rejoignent alors Apassionata, le plus gros spectacle équestre du monde (plus de six millions de spectateurs à ce jour), avec lequel ils se produisent jusqu’en 2012, avec une moyenne de quatre spectacles par semaine une bonne partie de l’année. Sylvie Willms rejoint à nous Apassionataen 2017, sous une nouvelle direction.

Un incroyable dialogue existe entre elle et ses chevaux, un regard, un mouvement, suffisent pour qu’ils se comprennent. Ce qui rend ses numéros uniques, c’est la relation qu’elle cultive avec ses chevaux. Sylvie Willms passe tout son temps avec eux, pour les travailler et les soigner, avec beaucoup de patience et d’amour, mais aussi beaucoup de rigueur et de précision. Forte d’une formation en danse classique, elle cherche, dans le travail avec ses chevaux, à obtenir une vraie qualité de mouvement. C’est pourquoi elle travaille quotidiennement leur condition physique, équilibre, musculature, souplesse.

Si elle est seule sur scène avec ses chevaux (sauf dans le pas de deux qu’elle fait en duo avec sa mère), ses parents font partie du spectacle. Sa mère, ancienne créatrice de mode, a longtemps créé les costumes de sa fille, et son père, sellier prestigieux, fait entièrement à la main les selles, brides, licols des chevaux.

Sylvie Willms a débuté sa carrière très tôt. Elle a commencé à monter avant de savoir marcher et était âgée de trois ans lors de son premier spectacle, au millénaire de Bruxelles. Elle est l’héritière d’un savoir équestre issu de huit générations du côté de son père, Alex Willms.

Ses numéros rivalisent de grâce et de technique. Ils sont très esthétiques, grâce aux sublimes chevaux (majoritairement des PSA) qui évoluent autour d’elle, ainsi qu’à l’attention portée aux costumes. Mais ils sont aussi complexes, que ce soit lors des numéros montés (où elle exécute avec aisance des airs de haute école) que lors des numéros de liberté, lorsqu’elle fait danser ses chevaux comme par magie.

La liberté jusqu’à treize chevaux

Elle est une des rares artistes à pouvoir présenter un numéro avec jusqu’à treize chevaux en liberté, qui sont capables de réaliser, tous ensemble, des figures techniques, d’un même élan. D’un geste, d’un mot, Sylvie Willms fait galoper ses chevaux (majoritairement des purs sang arabes) autour d’elle, les fait revenir, se coucher, s’asseoir, se cabrer, leur fait faire des pirouettes.

En parallèle de son activité d’artiste, Sylvie Willms continue de travailler des chevaux de races différentes pour des clients du côté de Chalon-sur-Saône. Pour être entraîné dans un autre univers, digne d’un conte de fées, rendez-vous sur le plateau de Montciel, à Lons-le-Saunier, à l’occasion de sa venue.