Le groupement Magellan s’explique sur son écran lumineux

Suite à notre précédent reportage où un collectif mettait en cause la présence de cet écran, Dominique Mégard et son associé Guy Bonnot apportent leur éclairage.

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Selon Dominique Mégard, le panneau lumineux passe des messages non publicitaires pour des associations ou les locataires de son bâtiment.

Sur la consommation énergétique tout d’abord : « l’écran a une donnée de 350 Wh et travaille 16 heures par jour, donc l’écran ne fait pas 6 KWh de consommation par jour » explique Dominique Mégard, président du groupement Magellan (et non de La Magellance). Soit la consommation d’ « un fer à repasser (2 KWh) pendant 3 heures ».
Et de poursuivre : « Par an, on l’estime (sa consommation N.D.L.R.) à 2.000 KWh, c’est-à-dire 10% à peu près de notre consommation » du bâtiment tout entier.
Dominique Mégard bat aussi en brèche les chiffres avancés par le collectif ( « la consommation de 5 foyers »). En fait selon lui, cette estimation est « 30 fois plus élevée » que la réalité. Factures d’électricité à l’appui, l’écran du Magellan représenterait  la consommation de « 0,15 logement ». Sur sa taille (30 m2) cette fois, et sa présumée illégalité vis-à-vis du règlement national sur la publicité, Dominique Mégard précise :
« Sur l’écran il n’y a aucune publicité, il est devenu une enseigne…/… depuis plus d’un an ». N’étant « plus publicitaire », seules y apparaissent selon lui « des sociétés qui louent ici (au Campus numérique), et des associations ».
Or, « le règlement national …/…prévoit que la taille d’une enseigne peut être de 15% de la surface sur laquelle le panneau est apposé. Je suis en relation avec le président de l’association de l’information publicitaire en France, je lui ai demandé confirmation : mon écran est réglementaire ».
Dominique Mégard insiste surtout beaucoup sur la dimension écologique de son bâtiment : « Nous consommons 23.316 KW pour l’année pour tout le bâtiment de 1.700 m2, écran compris. Nous avons voulu faire un bâtiment écologique avec 40 cm de laine de verre au plafond, 25 cm aux murs, et toutes les lumières sont LED ».
Un surcoût estimé à « 20% » par rapport à une rénovation standard.
« La porte est ouverte, plusieurs fois j’ai demandé à COCTEL de venir nous voir» conclut-il, espérant cette fois être entendu.