Le Grand Débat a lieu à Saint-Claude à l’initiative d’un collectif de citoyens

«To be or not to be : that is the question…»

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Une soixantaine de citoyens venus débattre!

Un collectif de citoyens composé d’élus, dont Olivier Brocard, Frédéric Poncet et Christine Sophoclis et de citoyens Michael Lefel, Floran Sculfort a pris l’initiative de mettre en place le Grand Débat. Il a été prévu en deux manches, la première le 5 mars sur la fiscalité et l’écologie et la seconde le 13 sur la démocratie et le pouvoir d’achat. Lors de la première réunion devant une soixantaine de personnes, la présence de Jean-Louis Millet comme citoyen a été remarquée, ainsi que celle d’André Jannet président du CODESOHO. Remarquée aussi la présence d’un petit groupe de gilets jaunes. En effet ils ont soulevé le problème des violences policières et la répression des manifestants, le problème du pouvoir d’achat et des difficultés que les gens modestes voir pauvres ont à vivre dans la société actuelle en France, et le fait de ne pas être entendus. Un débat contradictoire a pu néanmoins s’instaurer avec des citoyens, qui n’étaient pas sur cette dimension, notamment sur le problème «des violences policières, opposées à celles des casseurs». Face à une certaine incompréhension, on percevait néanmoins du côté des gilets jaunes une émotion pleine de sincérité, et le débat a pu se dérouler cependant dans des conditions acceptables.

«La pauvreté est écologique…»

La transition écologique est un vrai sujet. On a parlé des transports collectifs peu utilisés par tous, l’automobile restant bien trop présente dans la vie des gens, mais dans nos contrées reculées il est bien difficile de s’en passer, le réseau ferroviaire étant réduit de manière drastique. Ne pourrait-on pas à l’instar de nos voisins suisses, mettre beaucoup plus de camions sur les trains ?
Fiscalité et écologie se rejoignant souvent, un quidam souleva le problème des transports aériens peu taxés et surtout gros pollueurs, comme les bateaux et porte-conteneurs. Une remarque a fait mouche : «Malheureusement on s’aperçoit maintenant que les gens les plus écologiques sont les pauvres, ceux qui ne peuvent pas avoir de voiture, qui ne prennent pas l’avion pour aller à Tahiti, ceux qui n’ont pas de maison individuelle, mais vivent collectivement en HLM, on peut dire que la pauvreté est écologique, c’est un comble…».
La remise à plat de la fiscalité semble être un sujet majeur, sachant que les gens font part d’une grande inégalité des citoyens devant l’impôt. Un seul regret, le manque de jeunes à cette première réunion, la semaine prochaine seront-ils plus présents, espérons-le…

Une soixantaine de citoyens venus débattre!
Le collectif organisateur des deux débats sur Saint-Claude