Le grand coup de gueule du P’tit coup de Pouce

Le fonctionnement de l'épicerie solidaire d'Auxonne est assurée par l'association « Le p'tit coup de pouce». Aujourd'hui, c'est 37 foyers en difficulté financière qui bénéficie de cette structure. Mais tout n'est pas simple, notamment avec les grandes surfaces locales, pour obtenir des produits en fin de dates par exemple. Rencontre avec Valérie Engelhard, présidente de l'association.

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Valérie Engelhard (au centre) et son équipe de bénévoles.

Il y a trois ans entrait en vigueur la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire qui impose à la grande distribution de donner leurs surplus aux associations caritatives ayant une habilitation.
Nous avons obtenu en 2017, de la préfecture, cette habilitation à “recevoir des contributions publiques destinées à la mise en œuvre de l’aide alimentaire”, elle est valable 10 ans. Fort de cette habilitation, nous avons contacté les grandes surfaces locales, qui n’ont malheureusement jamais donné suite à nos multiples sollicitations “, s’insurge Valérie Engelhard.

“Il est quand même dommage de devoir faire 40 kilomètres aller-retour pour trouver un magasin qui joue le jeu alors qu’il ne manque pas de grandes surfaces à Auxonne …”

Et de poursuivre : “Heureusement, le magasin ATAC de Pontaillier-sur-Saône a proposé de nous donner ses produits frais et autres produits en fin de dates, ce qui nous permet d’élargir le choix pour nos bénéficiaires. Je remercie beaucoup cette enseigne, mais je pense qu’il est quand même dommage de devoir faire 40 kilomètres aller-retour pour trouver un magasin qui joue le jeu alors qu’il ne manque pas de grandes surfaces à Auxonne …
Même la petite épicerie Fabienne Moreau à Auxonne nous aide aussi en nous fournissant notamment des produits d’hygiène et quelques produits frais, et nous nous fournissons aussi à la banque alimentaire où nous devons donner une participation de solidarité
“.

Le P’tit coup de pouce a 10 ans

“L’association a eu dix ans le 1er avril 2019, nous n’étions pas fait pour durer au départ, comme toutes les associations caritatives. Aujourd’hui le public que nous accueillons a évolué, nous recevons plus de retraités et de jeunes de moins de 25 ans qui pourtant travaillent. Côté bénévoles, nous avons gardé à peu près les mêmes qu’au début“, indique Valérie Engelhard qui avec son équipe continue sans relâche sa mission d’aide aux plus démunis.