Le Frasnois s’oriente vers l’éco-tourisme

Un nouveau panneautage et un cadre plus adapté accueilleront les touristes cet été.

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Plusieurs panneaux jalonnent la commune depuis l'an dernier, comme ici sur la route du camping.

Capitale des sublimes Quatre lacs, le village du Frasnois a du composer l’an dernier avec un afflux considérable de touristes français, dont beaucoup ne connaissaient pas le Jura. Seront-ils de nouveau au rendez-vous cet été ? C’est toute la question, mais la municipalité emmenée par Jean-Paul Maître a pris les devants : “Après avoir discuté avec des touristes, nous avons renforcé certains panneaux de signalisation”. Avec l’aide du parc national du Haut-Jura, les sentiers ‘bis’ déviant du fameux tour des Quatre lacs ont été balisés par de larges banderoles : « zone de tranquillité de la vie sauvage ». “Nous avons par exemple 50 espèces de libellules” dans cet espace de quiétude, il s’agit d’y éviter le piétinement explique le premier édile.”Nous avons également enroché l’accès à certains chemins blancs” et défini un plan de stationnement complète-t-il.

Vers un tourisme vert

Trois parkings majeurs restent à disposition des visiteurs (hameau de la Fromagerie, centre village et mont des Ifs), mais la philosophie générale s’oriente vers un tourisme ‘vert’. “Nous souhaitons favoriser le triptyque randonnée pédestre-vélo-cheval” poursuit le maire qui rencontre en été “95% de gens raisonnables”. Y compris chez les camping-caristes qui dorment parfois au camping municipal. Un camping “bien chargé” entre mi juillet et mi août l’an dernier, et qui bénéficie de travaux. Après la réfection du réseau d’eau, c’est le snack qui sera rénové à l’automne, les entreprises étant en train d’être choisies.
Le camping demeure d’ailleurs la structure d’accueil la plus vaste de tout le secteur : afin d’y réguler la circulation, des panneaux réservent comme l’an dernier sa route d’accès aux campeurs ou aux riverains. S’il faut aller plus loin, Jean-Paul Maître dit réfléchir à l’embauche d’un garde-champêtre chargé -dans un premier temps- de faire de la pédagogie en été. L’idée étant que les moteurs deviennent un moyen d’accès à des pratiques ‘nature’, et que l’accueil global des flux soit mieux adapté à cet “éco-tourisme”.

Sur les chemins de randonnée aussi, les panneaux ont fleuri cette année.