Le dossier médical partagé gagne du terrain

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Toute l'équipe de la CPAM du Jura et ses partenaires sont mobilisés pour faire avancer le DMP.

On en parle depuis 15 ans, la CPAM du Jura est en train de le réaliser. « Le dossier médical partagé (DMP) s’ancre dans le paysage jurassien” explique son directeur, Pierre-Yves Molinas. Selon lui, 36.000 jurassiens (sur 260.000) ont déjà franchi le pas, soit un taux de 13,7% (contre 9,2% au national). “Il s’agit de notre projet phare pour les trois années à venir” souligne-t-il, ajoutant que l’objectif serait d’atteindre 56.000 DMP fin 2019. Cette politique volontariste s’explique par l’intérêt du DMP : regrouper dans un « carnet de santé » numérique tous les éléments concernant votre santé comme les examens médicaux ou biologiques, les comptes-rendus d’hospitalisation ou des médecins traitants, les antécédents médicaux, etc.

“L’assuré gardait un droit de regard et de contrôle sur les informations lui appartenant”

Des données précieuses et accessibles en cas d’accident, « y compris par le centre de régularisation » du 15, explique Pierre-Yves Molinas, afin par exemple de voir “s’il y a des traitements incompatibles en cours, des allergies, etc.”. Le DMP s’avère aussi utile en vacances explique Laurence Peyronnet, directrice de la relation client (assurés) de la CPAM, car en cas de déplacement, il permet d’accéder en tout lieu à vos informations de santé essentielles. Pierre-Yves Molinas a expliqué que le dossier était « sécurisé » et que l’assuré gardait un droit de regard et de contrôle sur les informations lui appartenant. Mais en sera-t-il de même à long terme ? Les centres hospitaliers de Lons, Dole et le CHU de Besançon sont en tout cas les plus fervents promoteurs du DMP (ainsi que certaines pharmacies), de façon à éviter entre autres des examens redondants et coûteux.
Une opération spéciale a eu lieu du 8 au 12 juillet : les Days MP.
Cela, pour inciter davantage de jurassiens à y adhérer.