Le divorce numérique désormais possible

Un champagnolais lance un nouveau site, "divorcesimple.fr", qui permet d’alléger ce moment difficile dans la vie d’un couple.

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Les quatre avocates partenaires de Nicolas Bouveret.

Selon Nicolas Bouveret, créateur du site “divorcesimple.fr”, « Le divorce n’est pas forcément un parcours du combattant ! Quand les deux membres d’un couple sont d’accord pour faire mettre fin à leur mariage, ils peuvent opter pour le divorce par consentement mutuel, la forme de divorce la plus simple et la plus rapide de la justice française, sans passer devant le juge. Toutefois, même si on est d’accord sur tout, il faut tout de même passer des heures sur les dossiers administratifs et payer les honoraires des cabinets d’avocats. C’est pour aider celles et ceux qui souhaitent divorcer sereinement et sans se ruiner que la start-up jurassienne Devlex lance Divorcesimple.fr, un site exclusivement dédié au divorce par consentement mutuel ».
Attention toutefois : « Cette procédure reste très encadrée, et il est nécessaire d’être d’accord sur tout » précise Nicolas Bouveret.

Une procédure 100% numérique et à distance

Le principal avantage de cette innovation tiendra dans ses aspects pratiques et financiers, comme l’explique le jurassien : « Comme le divorce par consentement mutuel ne nécessite pas de rendez-vous “physique”, elle peut tout à fait être instruite à distance et en ligne ». Cela permet à la start-up de proposer des tarifs allégés par rapport à ceux d’une procédure contentieuse classique », ceci à condition d’être d’accord sur tout : à défaut une procédure plus classique de divorce sera mieux adaptée (lire encadré).

Contact : www.divorcesimple.fr ou www.facebook.com/divorcesimple.fr/

Nicolas Bouveret, jurassien fondateur de Divorcesimple.fr

Un test pour faire le bon choix

Divorcesimple.fr offre un « test » gratuit et anonyme qui permet aux personnes souhaitant divorcer de faire le point sur leur situation.
« Ce test a été conçu pour faire réfléchir un peu plus ces personnes en souffrance. Les résultats qui leur sont donnés relèvent plus du conseil que de l’action commerciale… Nous n’incitons pas au divorce à tout prix ! », précise Nicolas Bouveret.

Un divorce à l’amiable “classique” qui se porte aussi à merveille…

Quand on sait que 45% des mariages se terminent en France par un divorce (source INSEE 2017), nul besoin d’être devin pour comprendre que ce ‘business’ a de beaux jours devant lui…
Pour une avocate jurassienne spécialiste de ces délicates affaires, le divorce par consentement mutuel a vraiment le vent en poupe depuis la loi du 1e janvier 2017 :
« Cette loi a changé la donne en pacifiant le divorce. Désormais, je vois des divorcés heureux car il n’est plus nécessaire de passer devant le juge. Seuls deux avocats et un passage devant le notaire suffisent ».
Des avocats, qui (contrairement à Divorcesimple.fr) interviennent en présentiel pour rapprocher les deux parties, déminer un terrain particulièrement sensible, ou encore leur proposer des solutions qu’ils n’avaient pas imaginées : en bref, « ouvrir le champ des possibles ».
Souhaitant rester anonyme (car débordée de travail), la spécialiste réaffirme qu’ » un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ».
L’immense majorité des divorces à l’amiable finissent d’ailleurs par aboutir avec succès, sans partir au contentieux. L’autre avantage de la chose tient dans des frais et des délais réduits par rapport aux divorces judiciaires :
« 3 à 5 mois si les époux sont réactifs et si la question du logement est résolue », mais s’il faut vendre une maison par exemple, la procédure peut atteindre 12 voire 18 mois.

Une disparité parentale à géométrie variable ?

Outre ces questions matérielles, la garde des enfants constitue toujours un enjeu majeur :
« Depuis 20 ans que j’exerce, je constate que la garde partagée entre dans les mœurs, même si la mère bénéficie d’une présomption d’être capable alors que le père doit faire cette preuve… » concède l’avocate.
De quoi nous inciter à relativiser certaines revendications des néo-féministes ! Lesquelles sur ce sujet précis (de la garde des enfants quasi-exclusivement accordée à la mère), restent étonnamment silencieuses face à cette formelle disparité parentale…
Le dogme du “progressisme” et de “l’égalitarisme” serait-il à géométrie variable ?