Le dernier bastion de l’Armée pour défendre le Jura

La délégation militaire départementale (DMD) mène de nombreuses actions dans les collèges et auprès de la jeunesse, et veille en cas de crise majeure.

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Servir la Nation y compris dans un « désert militaire » : étrange paradoxe à la base que celui du Lieutenant-colonel David Bernasconi, délégué militaire du Jura depuis bientôt 4 ans.

Car depuis que le dernier régiment a pquitté le Jura, il reste le dernier maillon entre les Jurassiens et l’Armée. Un maillon essentiel en cas de crise : « pour appuyer l’action du préfet en cas de catastrophe naturelle ou technologique, d’acte de terrorisme ou de crise sanitaire, je peux demander l’intervention de moyens militaires et activer un centre opérationnel avec 7 réservistes ».

A ce sujet, n’oublions pas que l’Armée est intervenue durant la pandémie, essentiellement pour transférer des patients en métropole et outre-mer, par hélicoptères, avions médicalisés et par bateaux, pour activer des hôpitaux de campagne, et pour sécuriser ou gérer les précieux stocks de masques.

C’est ce centre opérationnel qui serait activé en cas d’accident grave à l’usine Solvay Inovyn de Tavaux ou sur le barrage de Vouglans par exemple.

Plus globalement « Je suis d’abord le conseiller militaire du préfet du Jura, je dois l’appuyer pour gérer ce type de crises, mais aussi pour déployer les soldats de l’opération Sentinelle, ou pour préparer et conduire des exercices civils et militaires » explique le Lieutenant-colonel qui a auparavant bourlingué aux quatre coins de la planète.

Sa seconde priorité, et ce depuis son arrivée dans le Jura en septembre 2017, reste la jeunesse, encore la jeunesse, toujours la jeunesse : « Le lien Armée-Nation s’est distendu depuis la suspension du service militaire, d’où la nécessité d’éveiller les nouvelles générations à l’esprit de défense.

A ce titre j’interviens dans 25 des 39 collèges du Jura pour dispenser l’enseignement de défense obligatoire et présenter le métier militaire à près de 2.300 élèves par an. Je tiens à souligner la qualité des relations avec le monde de l’Education Nationale ».

Un hélicoptère Puma de l’Armée de Terre transporte un mortier de 120mm devant un groupe d’artilleurs.

Maintenir la cohésion nationale

L’enseignement de défense est un module du programme d’enseignement moral et civique : « je suis très demandé, les professeurs me sollicitent beaucoup, car ils savent que la parole d’un professionnel expérimenté porte »…surtout lorsqu’elle est directe et sincère.

« Quand je les informe sur le métier militaire (près de 400 élèves par an), je ne leur vends pas du rêve, je leur tiens un langage de vérité, je leur explique la réalité du métier, le risque d’être blessé ou tué, la souffrance au quotidien due au stress du combat et aux conditions de vie, l’éloignement de sa famille.

Bien évidemment je leur parle aussi des aspects attractifs du métier (sport, voyages, expérience hors du commun…) et des valeurs qu’il porte (service de la France, cohésion, dépassement de soi…) ».

Le volet éducatif du délégué militaire comprend aussi un appui aux 4 « classes défense » du département (collèges Sainte-Marie à Lons, Mont-Roland à Dole, Pasteur à Arbois et Notre-Dame-de-la-Salette à Voiteur).

Autre projet capital en direction des générations à venir : la mise en place du Service national universel (SNU) d’ici 2025-2026, un service voulu par Emmanuel Macron que David Bernasconi voit d’un bon œil pour « contrebalancer l’individualisme croissant et maintenir la cohésion nationale ».

David Bernasconi apporte son appui au préfet et à l’éducation nationale – à qui il a été confié – pour le mettre en œuvre dans le Jura. A terme, tout jeune Français de 17 ans sera appelé à faire le SNU, qui constitue une formation citoyenne et civique, et non militaire.

De quoi revenir, peut-être, aux fondamentaux du vivre ensemble et la Nation.

Stéphane Hovaere.

Le tir d’une pièce de mortier de 120 mm : gare aux oreilles !

Pour servir la France, engagez-vous !

Voir du pays, partir en opération extérieure (opex), porter l’uniforme, servir son pays, défendre les valeurs patriotiques : autant de raisons immuables pour lesquelles des jeunes de 17 à 32 ans s’engagent chaque année dans l’armée de Terre.

Selon l’adjudant chef Richard, conseiller en recrutement au CIRFA, l’Armée demeure une belle école de la vie, où priment de nobles valeurs : “discipline, rigueur, dynamisme, esprit de corps et d’équipe”…sans oublier bien sûr une dimension action évidente.

“Nous proposons des contrats de 2 à 10 ans dans plus de 200 spécialités”, parfois méconnues : pilote d’hélicoptère (nombreux postes à pourvoir), mécano blindés ou avionique, logisticien, moniteur sportif, linguiste, pilote de drones, etc.

De plus “l’escalier social joue à plein” dans l’Armée, et un simple soldat (rémunéré 1360 € net, nourri, logé, blanchi) peut vite grader vers sous-officier ou plus si affinités…

Contact : 03.81.87.24.29/ www.sengager.fr

Terminé le bon vieux FAMAS : le HK 416 F-C procure encore plus d’efficacité aux fantassins de l’Armée de terre.
Efficace, sobre, puissant, le char d’assaut reste indémodable.