Le Conseil Municipal a voté le budget

Une situation financière, plus que difficile…

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Le vote du budget propose toujours des choix difficiles!

Mercredi soir dernier c’était le vote du budget 2019 par les élus municipaux. Jean-Louis Millet a présenté ce budget “très contraint” entre les baisses de dotations de l’Etat, la diminution des recettes de la fiscalité due à la baisse du nombre d’habitants, et en face le coût des achats et de la masse salariale, et celui des investissements inéluctables à venir. Cependant le maire a tenu à attirer l’attention des élus, sur les économies réalisées malgré ce tableau peu engageant. En effet «le budget de fonctionnement qui était en 2014, (lors de sa prise de fonction), de 17.795.000€ est aujourd’hui de 15.768.300€, soit une baisse de 11%».
«De plus la masse salariale établie à 60% du budget de fonctionnement à plus de 9M€ reste stable, malgré la révision des points d’indices. Ainsi les efforts consentis dans le budget l’ont été sur les 40% restant soit 8.277.000€, pour une économie sur les 5 ans écoulés du mandat de 2.027.000€…».
«C’est tout simplement énorme…» martèle le maire. Pour le budget d’investissement des économies non négligeables ont été aussi réalisées, si on rappelle qu’il était à 9.6265.000€ en 2014 il se retrouve sur le budget 2019 à 6.203.000€, soit une baisse de 33%. Évidemment cela ne permettra pas de réaliser la totalité des projets prévus. «Gérer une commune comme la nôtre devient mission impossible»… conclut-il.

Et après nous…

D’ailleurs Francis Lahaut pour l’opposition municipale, a fait l’inventaire à la Prévert des projets ainsi mis à la casse, ou comme il le dit lui-même «ce budget 2019 subit déjà une cure d’amaigrissement avec de nombreux projets , qui n’ont cessé d’être reportés avant de sombrer corps et biens, Maison des Adieux, Salle associative à Serger, Vestiaires à Serger, Cuisine Centrale, Parking Rosset, de même pour les Archives municipales, des bâtiments sont visités, mais il n’y a aucun crédit sur 2019. L’ensemble des associations de la ville subissent la rigueur pour la troisième année consécutive…».
Et ce dernier de se plaindre aussi des aberrations de l’État, concernant la diminution des dotations, la suppression de la taxe d’habitation sans les compensations promises, la taxation de l’électricité fournie par la régie électrique municipale. «Il n’y plus de limites»… Avant de conclure : “A un an des échéances électorales, du renouvellement de notre assemblée communale, que laisserons-nous à l’équipe municipale, qui sera demain élue ?”.

Le vote du budget propose toujours des choix difficiles!