«Le Côlon Tour» organisé par le CCAS, à la Salle des fêtes de Saint-Claude

Le dépistage du cancer du côlon ne donne pas la maladie!

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Mme. Revert adjointe et Emilie Delmonte du CCAS devant l'intestin géant!

A l’initiative de la Ligue contre le Cancer, et de la ville de Saint-Claude représentés par Hélène Revert adjointe et du CCAS avec Emilie Delmonte, «Le Côlon Tour» avec son intestin géant était de passage ce mercredi dans la cité. Il y a 40.500 nouveaux cas de cancer colorectal annuellement déclarés. Cette affection touche 47% de femmes pour 53% d’hommes, et 95% des nouveaux cas se déclarent après 50 ans.
Comme pour la plupart des cancers, le risque de le développer augmente avec l’âge. Dans plus de 80% des affections, il provient d’une tumeur bénigne, appelée polype adénomateux, qui évolue lentement et finit par devenir cancéreux. C’est le 3ème cancer chez l’homme et le deuxième chez la femme par sa fréquence.
Objectivement les causes en sont l’âge, comme pour la plupart de ces maladies, le tabagisme qui augmente considérablement le risque surtout lorsqu’il perdure, une alimentation non-équilibrée, pauvre en fibres notamment, et riche en graisses animales avec excès de viande rouge et d’alcool. On peut citer aussi sans se tromper comme facteurs de risque identifiés, l’inactivité physique avec le surpoids et la sédentarité, la génétique lorsqu’un parent du 1er degré a déjà été atteint par cette maladie, surtout avant l’âge de 50 ans. Enfin les facteurs individuels comme les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin style maladie de Crohn et la colite ulcéreuse, ou encore l’exposition à des polluants et à des substances chimiques comme l’amiante.

Le dépistage ne tue pas…

Détecté à temps, expliquait le docteur Raouchan Rymzhanova de l’association pour le dépistage du cancer à Besançon, le cancer colorectal peut-être guéri dans 9 cas sur 10. Se faire dépister peut donc sauver la vie. Le test immunologique simple et à faire chez soi se pratique à partir de 50 ans, l’assurance maladie envoie une invitation à consulter le médecin traitant, afin d’obtenir un kit de dépistage très simple. Il suffit alors de suivre le protocole clairement expliqué et le tour est joué. A 95.5% des cas le test est négatif, et si le test est positif (4.5% des cas), il faut réaliser un examen complémentaire, soit une coloscopie, qui donnera ainsi un avis définitif. Dans cette approche ludique du dépistage, à la découverte «d’un intestin géant» à la Salle des fêtes, l’assurance maladie faisait aussi la promotion du Dossier Médical Partagé  (DMP), sous forme informatique.
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