Le CHIPRe, 2019 dans un environnement financier contraint

Bruno Tournevache, avant de débuter son discours, laissait la parole à une infirmière du pavillon Jacquet s'exprimant au nom du personnel « Le travail est de plus en plus difficile. Il y a un problème de budget on en est conscient. Notre souhait est de trouver des solutions ensemble, on a l’impression qu’au travail il n’y a pas de communication. Ce que nous voulons c’est qu’on nous laisse faire notre travail comme il faut ».

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Séverine Letourneur intervient au nom de ses collègues, aux côtés de Gilles Beder et Bruno Tournevache.

Pour le directeur Bruno Tournevache, le fait marquant de l’année 2018 c’est « la réalité d’un déficit de 1 million d’euros, ce qui nous vaut de rendre encore plus de comptes à nos financeurs. Nous devons tous fournir des efforts, ajoute-t-il, et retrouver un équilibre qui nous permette de remplir pleinement notre mission. »

Des projets structurants

Les reconstructions des EHPAD de Salins et Poligny ne sont pas pour autant remis en cause. L’objectif est bien d’avoir un nouvel EHPAD de 174 chambres à Salins au plus tard en 2022. Ces projets soutenus par tous les élus du département sont des éléments phares représentant un budget de plus de 20 millions d’euros.

Le CHIPRe doit garder son autonomie de gestion

Pour cela, précise Yves Boivin, président de la CME (Commission Médicale d’Etablissement) « il ne suffira pas de tenir en 2019, il faudra aussi poursuivre les transformations et mener à bien les projets structurants déjà initiés : les 2 EHPAD, la mise en place d’une pharmacie à usage intérieur unique et la structuration d’une efficiente fonction logistique. Il faudra également définir un nouveau plan stratégique pour les 3 à 5 ans à venir, communiquer afin que chacun sache quel est le cap, quelle est la vision ».

De gauche à droite,Bernard Amiens, Gilles Beder, Bruno Tournevache et Yves Boivin.

Suite à l’intervention de Séverine Letourneur, Bernard Amiens rappelait au personnel que des motions ont été engagées à plusieurs reprises pour alerter l’ARS sur les souhaits de tous de voir améliorer les conditions de travail.
Gilles Beder, président du Conseil de Surveillance, remarquait : « Nous on est sur l’humain, à l’ARS ils sont sur les comptes. Le futur EHPAD apportera d’autres conditions de travail et d’hébergement et je reste persuadé que nous y arriverons tous ensemble dans la concertation et en s’écoutant les uns les autres ».
A la demande des organisations syndicales une réunion du CHSCT (Comité d’Hygiène Sécurité et Conditions de Travail) avait lieu à 18 h.
Le CHIPRe c’est 600 lits, 600 personnels, répartis sur les sites de Salins, Arbois, Poligny et Sellières.