Le Campus numérique porté sur les fonts baptismaux

Les 1ers étudiants ont franchi les portes de leur université connectée, tandis que neuf start-up s’implanteront dans une pépinière jouxtant un hôtel d’entreprise, des salles de formation ou encore un espace de coworking.

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Le Campus connecté abrite 16 postes informatiques.. voire 40 à terme.

C’est une quasi-première dans la région, puisque seul Besançon peut rivaliser au même niveau : le Campus numérique a été inauguré le 8 novembre à Lons-Le-Saunier, en présence de tous les élus et décideurs du grand bassin de vie. Rénové par la société Magellan dans l’ancien centre de tri postal, à proximité de la gare SNCF, il est installé dans un ensemble de 1500 m2 dédié à l’entreprise : pépinière de start-up, espace de coworking, hôtel d’entreprise, salles de formation (école de codage web et applications animée par Onlineformapro), Fab lab…sans oublier le fameux Campus connecté. Un Campus qui permet désormais aux jurassiens de poursuivre à distance leurs études vers 130 formations universitaires (avec un objectif à terme de 1.200 formations) dispensées par 35 universités (parmi elles, des cadors comme Nanterre, la Sorbonne, Sciences Po Grenoble, etc.). Alors que 8 étudiants sur 16 sont inscrits, Ecla ne cache déjà pas ses ambitions : faisant partie des 13 premiers territoires de France à avoir décroché le label « Campus numérique », l’agglo pense déjà a pousser les murs, et a créer un agrandissement permettant d’accueillir 40 étudiants au lieu de 16.

Une jeune lédonienne devenue influençeuse

Ce projet novateur et ambitieux a muri depuis 2015 au sein d’ECLA, et son président Patrick Elvézi s’est réjouit de son aboutissement, assurant à l’économie locale un regain de modernité : « On accueillera des start-up (plutôt axées sur l’agro-alimentaire et l’éco-conception), qui pourront ensuite intégrer l’hôtel d’entreprise mitoyen, et enfin rejoindre nos zones d’activités ». Tout ceci à des conditions imbattables, puisque le loyer sera de l’ordre de 60 €/mois, bien loin des 300 €/mois pratiqués ailleurs. La première start-up, fondée par Charlotte Rotureau, aura pour objectif l’organisation d’évènements éco-responsables : la jeune entrepreneuse s’est dite « heureuse d’intégrer un éco-système vertueux ». Pierre Poulet, conseiller communautaire en charge du projet, a précisé que « des entreprises locales feront office de parrains pour ces start-up ». En parallèle de l’inauguration, deux conférences exceptionnelles ont rassemblé un large public le 9 novembre : Olivier Morin, président de l’association Made in Jura mais aussi consultant a décliné le thème : « Les outils numériques, un plus pour ma boîte », essentiellement devant des dirigeants. Tandis qu’Elizabeth « Queen » Iowa a abordé « Construire sa réussite avec les réseaux sociaux » devant un public plus jeune. D’origine nigériane, l’ex-lédonienne est devenue influençeuse et consultante en marketing digital sur Paris. Un bel exemple de réussite numérique qui fera peut-être des émules…

 

Pour Patrick Elvézi, il s’agira d’un des derniers grands chantiers conclus sous sa mandature.