Le Bouchon du château au sommet de la gastronomie

Attention danger : le restaurant gastronomique de Lucie et Olivier Perrard, haut perché à Château Chalon, risque de faire défaillir vos papilles ! Visite guidée en compagnie d’un chef atypique, qui a ramené en terre jurassienne des secrets épicés découverts entre Angleterre et Dubaï.

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Olivier et Lucie Perrard vous accueillent entre ciel et terre, devant un panorama éblouissant.

 

Poissons et fruits de mer : une des spécialités appétissantes du Bouchon du Château.Crédit photo : Servolle Xavier | L’Artisan Média.

C’est un pic dressé dans le ciel jurassien, un nid d’aigle d’où vous dominerez les vignes du Revermont et les plaines de Bresse : bienvenue au Bouchon du château, le restaurant insolite fondé par Lucie et Olivier Perrard en 2010.
Quoi de plus insolite en effet que de faire quelques pas depuis son jardin attenant pour jouir d’un panorama éblouissant à 360° ? Un jardin parsemé d’œuvres d’art, offrant une terrasse de 75 couverts à la tranquillité inégalée : de quoi profiter des derniers beaux jours… Et surtout une vaste maison vigneronne qui  comblera les amateurs de vielles pierres : « au début, elle ne payait pas de mine » se souvient son chef, Olivier Perrard.
Une ferme des années 1700, où tournait depuis les années 1910 un modeste bistrot de village… Mais le couple Perrard va y transposer son expérience glanée sur plusieurs décennies et plusieurs continents (lire encadré) : une véritable renaissance pour ce lieu chargé d’histoire, et un vrai pari sur l’avenir.
Le couple y investit en 2019 près d’un million € : « nous avons conservé la charpente d’origine pour une ambiance chaleureuse » qui diffuse dans les 300 m2 de l’établissement tri-centenaire. Une ambiance chaleureuse également orchestrée par Lucie Perrard : la patronne sait accueillir. « Je ne serais rien sans elle » confie d’ailleurs Olivier Perrard, car le service doit être à la hauteur quand on vise comme eux l’excellence.
Il faut dire qu’en cuisine, le Bouchon du château « assure » : « On fait vraiment du qualitatif et du fait maison garanti » assure le chef qui se plait à manier des produits d’exception : « un foie gras de Sarlat incroyable, rehaussé d’un chutney mangue/ gingembre/ coing » qui constitue un des best-sellers de la maison.
Ou du boeuf Angus venu tout droit d’Ecosse « très persillé, avec un petit côté pré salé », sans oublier de nombreux produits de la mer : turbot, lotte, saint Jacques et de nombreux crustacés accompagnés de légumes de saison, et rehaussés d’épices exotiques destinés à « surprendre les clients ». Côté desserts, là aussi tout est fait maison (y compris le chocolat) : « Impossible d’enlever de la carte le croquant à la chataîgne, un best-seller depuis 10 ans » s’amuse Olivier Perrard.
Mais le millefeuille framboise/ chocolat blanc rôti n’est pas en reste, tout comme la crème brûlée au vin jaune ou le fondant au chocolat rehaussés de griottes ou de liqueur de sapin. Au final, au cuisine « généreuse, goûteuse, riche en saveurs, et qui me ressemble » conclut Olivier Perrard, qui cet automne fera la part belle au gibier entre autres (carré de cerf, pigeon rôti, etc.). Il ne vous reste plus désormais qu’à craquer : bon appétit !

Le Bouchon du Château 2 rue Saint Jean 39210 Château-Chalon
Menus à partir de 33 €. Contact : +33 (0)3 84 25 18 60/ olivierlucie@orange.fr
Plus d’informations : www.lebouchonduchateau.com/ Facebook Le Bouchon du Chateau

Quand le chef est aux fourneaux, il ne badine pas avec la qualité… Crédit photo : Servolle Xavier | L’Artisan Média.

Olivier Perrard : la qualité sinon rien

Originaire de Picarreau, à deux jets de pied de Château-Châlon, le petit paysan est à bonne école dès son plus jeune âge : « Je suis issu d’une famille d’agriculteurs qui produisait du lait à comté. Ma mère cuisinait beaucoup, nous mangions les produits du terroir : volailles, champignons, etc. ».
Et c’est donc tout naturellement, que le futur chef se tourne vers le CFA de Gevingey, avant de faire ses premières armes d’apprenti au restaurant des Templiers à Dole : un must du patrimoine gastronomique jurassien qui augure bien… Et c’est avec le grand chef Joël Cesari qu’Olivier Perrard poursuit ces bonnes dispositions via une formation académique : CAP, BEP, bac pro entre les années 1995 et 1999.
Puis c’est LA rencontre, celle de sa femme Lucie et le début d’une aventure outre-Manche : « Nous sommes partis pour une année à Birmingham en Angleterre…et nous y sommes au final restés dix ans ! ».
Dans cette ville cosmopolite, le jeune couple s’étourdit d’un festival d’épices venus des quatre coins du monde : Inde, Pakistan, Chine, Italie, etc. De quoi dépoussiérer sérieusement les classiques de la cuisine française déclinés alors dans de grandes et luxueuses brasseries : « Nous pouvions servir jusqu’à 350 couverts chaque jour, avec une brigade de 25 personnes en cuisine ! » se remémore le jurassien qui monte sérieusement en puissance.
Lauréat de plusieurs concours, dont celui de « Chef de l’avenir », il est débauché par Jean-Christophe Ansanay, chef du prestigieux restaurant l’Auberge de l’Ile : un gros challenge doublé d’incessants voyages -Autriche, Dubaï, etc- où les deux époux tiennent durant une semaine le rôle de « guest stars » dans des restaurants haut de gamme.
La palme et le point d’orgue de cette folle période étant décernés à un restaurant d’Abu Dhabi « tout de marbre vêtu, pivotant à 360 ° au sommet d’un édifice, et dans lequel les convives mangeaient dans le couverts en or ».
Trop bling-bling ou mal du pays ? Toujours est-il qu’une nouvelle page s’ouvre en 2009. « Après dix années passées à l’étranger, nous avions l’impression de perdre un peu notre identité, de n’avoir plus le temps pour rien ». Le temps d’un retour au pays était venu, avec l’ouverture du « Bouchon du château » à Mirebel en 2009 qui, 10 ans plus tard, prendra ses quartiers à Château Chalon…

Le jardin privatif accueille des expositions d’oeuvres d’art.

Une salle privée pour séminaires, repas de familles ou associatifs

En mezzanine, le Bouchon du château se fait plus intime pour vous proposer 30 couverts privatifs. L’idéal pour un célébrer un évènement familial, associatif ou un repas d’affaire. D’autant plus qu’un petit salon très « cosy » avec ses vieux fauteuils et cuir et sa déco surprenante vous permettra de savourer un digestif ou un apéritif dans un autre univers. Pour parfaire ce nid d’oiseau dans le nid, la mezzanine offre un vidéoprojecteur pour vos réunions ou portraits de famille…

Un des best-sellers de la maison : le foie gras de Sarlat et son chutney sucré/salé. Crédit photo : Servolle Xavier | L’Artisan Média.