Laurent Wauquiez en opération reconquête

Le président des Républicains s'est arrêté à Dole dimanche matin, pour saluer une bonne centaine de militants jurassiens, au Manège de Brack. Il s’est ensuite rendu à Salins-les-Bains, pour la visite d'une fruitière à comté.

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Laurent Wauquiez était en visite dans le Jura, dimanche dernier.

 

“Laurent Wauquiez est en train de faire son tour de France. Un exercice livré avec nos convictions, pour s’écouter, se questionner, et se rejoindre. Oui le contexte est difficile, oui on se pose des questions. Mais il incarne nos valeurs et nos idées dans lesquelles beaucoup de français se rejoignent”.
C’est avec ce sommaire préambule que Jean-Marie Sermier ouvrait le bal.

Jean-Marie Sermier.

Rapidement suivi de la sénatrice Marie-Christine Chauvin qui détaillait :
“On ne retient souvent de Laurent Wauquiez que des morceaux de petites phrases, des caricatures. Mais moi je peux vous dire que ce n’est pas la réalité. Pour Laurent, l’humain est avant tout ! Apprenez à le connaître, vous verrez. Il est la bonne personne pour redresser notre parti qui est sorti meurtri et cabossé des dernières élections présidentielles.
Il nous faut sortir de ce marasme ambiant où les élus sont déconnectés des réalités de terrain, où l’Europe ne marche pas vraiment, où l’on a l’impression que rien n’avance dans le bon sens”.

Marie-Christine Chauvin.

“Cette classe moyenne qui dépasse à peine les seuils d’aide. On leur demande tout, mais ils n’ont jamais droit à rien…”

Alors, devant une bonne centaine de militants tous acquis à sa cause, le président des Républicains montait à la tribune.
“On vit une période difficile, coincés que nous sommes entre les erreurs d’hier et les inquiétudes pour demain. Entre une centralisation parisienne au pouvoir vertical, et un appauvrissement de la population”.
Puis, rapidement, Laurent Wauquiez haussait le ton :
“Nous sommes tous atterrés de voir ce qui se passe aujourd’hui dans notre pays. Où un président de la République fait un selfie avec un gamin qui fait un doigt d’honneur, où le palais de l’Élysée se retrouve transformé en discothèque aux mœurs décadentes, où celui qui triche a souvent raison, comme les zadistes qui se voient offrir un terrain qu’ils ont occupé illégalement, où les pompiers doivent s’équiper de gilets pare-balle pour aller à leurs missions…”
Des propos qui trouvaient écho à des applaudissements nourris. Avant d’entamer la phase du diagnostic.
“Ce qui ne marche pas aujourd’hui c’est qu’il y a trop d’argent public gaspillé, trop d’impôts, trop de charges. Et donc, ce sont toujours les mêmes qui payent et qui travaillent. Cette classe moyenne qui dépasse à peine les seuils d’aide. On leur demande tout, mais ils n’ont jamais droit à rien…”

 

Laurent Wauquiez.

“Il n’est pas juste qu’une personne au RSA ou au chômage s’en sorte souvent mieux que celui qui va faire 50 ou 100 kilomètres pour aller travailler tous les jours”

Le président des Républicains évoquait également “la dette record”, “des augmentations d’impôts quasi-quotidiennes” avant de s’attaquer à ses sujets de prédilection : l’assistanat et l’immigration…
“Il n’est pas juste qu’une personne au RSA ou au chômage s’en sorte souvent mieux que celui qui va faire 50 ou 100 kilomètres pour aller travailler tous les jours. De même qu’il n’est pas juste qu’un immigré ait accès au minimum vieillisse ou à l’assurance maladie, sans avoir cotisé une seule heure de travail ! On a dépassé nos capacités d’immigration. La meilleure façon de s’intégrer, on l’obtient par le travail… Et non par le communautarisme ou le muti-culturalisme. Commençons déjà par bien apprendre à écrire le français, avant de vouloir donner des cours d’arabe…”
Un dernier mot sur le prochain retour des djihadistes faisait se lever la salle entière comme un seul homme.
“On est trop naïfs sur l’intégrisme et le salafisme. Regardez ce qu’il s’est passé depuis des années, nos prêtres, nos policiers, nos enfants pris pour cible. Bientôt près de 130 djihadistes vont revenir en France. On entend dire que “ce sont d’abord des Français”.
Non, ce sont d’abord des barbares ! Qu’ils soient jugés en Syrie ou en Irak et qu’ils y restent. Ma priorité c’est la sécurité de la France !”.
Après quoi, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’est rendu à Salins-les-Bains, où il a visité la fruitière à comté et fêté les 93 ans de la grand-mère de sa femme.
Un dimanche presque ordinaire, en somme.

Une bonne centaine de militants étaient présents.