L’actualité jurassienne vue par le préfet

Extension du domaine skiable des Rousses, migrants, emploi : Richard Vignon, préfet du Jura fait un tour d’horizon des dossiers d’actualité.

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Le préfet du Jura (au centre) n'a pas caché sa satisfaction de voir le domaine Dôle-Tuffes modernisé.

Ski : « plus rien ne s’oppose » au projet Dôle/Tuffes

« Je suis content pour cette station, fleuron du tourisme haut-jurassien » : Richard Vignon, préfet du Jura, n’a pas caché sa satisfaction de voir les domaines skiables Dôle/ Tuffes modernisés, « sans extension » de ceux-ci a-t-il précisé. Après que l’association France Nature Environnement (FNE) ait abandonné ses recours moyennant un redimensionnement du projet, celui-ci pourra donc voir le jour. Faute de quoi ce domaine franco-suisse aurait pu devenir « un musée des remontées mécaniques » a relevé avec humour Richard Vignon. Reste à savoir si les bourguignons/dijonnais y viendront  puisque la région semble mettre l’accent sur l’accès routier Besançon-Métabief, mais Richard Vignon s’est dit « intéressé par le développement de la clientèle suisse ». Malgré la concurrence avec les Alpes tout proches, les enfants et petits-enfants suisses apprennent de tout temps à skier à la Dole…

Chers mineurs non accompagnés

La patrie des droits de l’homme ne fait pas défaut à l’accueil des migrants. Pour les mineurs, “il ne sont pas différenciés des enfants de nationalité française” a rappelé Richard Vignon. Leur coût, pris en charge par le Conseil départemental du Jura, semble difficilement maitrisable, mais ce dernier se soucie pourtant du devenir de ces MNA après leur majorité (dans le but de les amener vers une formation ou un emploi).

Une main d’oeuvre désirable

Face aux tensions sur le marché de l’emploi, “nous ne devons pas laisser la Suisse siphonner la meilleure main d’oeuvre” a confié Richard Vignon. “Pourquoi croyez-vous que je me soie autant impliqué ?” a-t-il ajouté, en faisant référence à la récente officialisation d’une grande communauté de communes sur le haut-Jura (issue de la fusion de quatre communautés de communes). Même s’il semble difficile de lutter avec des salaires 3 à 4 fois supérieurs à la France, le préfet du Jura espère que cette grande comcom’ sera de taille à discuter sur ce point avec d’autres grandes collectivités, sur le bassin d’Oyonnax par exemple.