Lons : un budget 2021 placé sous le signe de la prudence

Jackpot fiscal du Casino-jeux, loyers des thermes : autant de recettes sur laquelle la ville préfecture doit s’asseoir du fait de leur fermeture. De quoi annoncer un budget 2021 « prudent », quelque peu plombé également par des chantiers de longue haleine.

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La fermeture du casino-jeux a représenté près de 500.000 € de pertes dans le budget de la ville.

« Vertigineuses » : c’est ainsi que Willy Bourgeois, adjoint en charge des finances a dépeint les conséquences de la crise sanitaire. D’après lui, « Nous sommes la ville la plus impactée du département, avec une perte de recettes fiscales de 1,2 million d’euros fin 2020 ».
En cause, « Beaucoup de recettes liées au tourisme, au produit des jeux du casino, aux loyers des thermes… », autant de secteurs fermés administrativement…et dont les deniers ne sont bien sûr pas compensés.
Pas de quoi révolutionner la patrie de Rouget de Lisle donc en 2021 : le budget de fonctionnement s’élève à 21,476 millions € (en légère baisse) et à 6,424 millions € pour les investissements (aussi en légère baisse). Par ailleurs, les plus gros investissements 2021 découlent de choix réalisés par l’ancienne majorité municipale : finalisation du pôle d’échange de la gare (19% du total), et dépollution du sol de la maison de santé (18% du total).
Jean-Yves Ravier est revenu sur ce dernier chantier, évalué à 1,2 million € : « Il n’y a pas eu d’analyse de sol par la Semcoda, une légère pollution au trichloréthylène remonte selon la période de l’année ». Résultat, le chantier sera compliqué avec selon une première proposition « 3.000 m3 de terre à apporter, du béton à injecter sous le bâtiment, etc. ».
Mais Jean-Yves Ravier et sa majorité souhaitent aussi mettre l’accent sur les écoles : 4 millions € ont bien été déjà investis dans leur performance énergétique, mais rien sur l’intérieur des bâtiments.
Conséquence : environ 1,5 million € à prévoir pour leur rénovation mais aussi environ 1 million € pour aménager les cours d’écoles et les végétaliser (soit 11% en tout des investissements 2021 avec une programmation pluriannuelle).
Pour conclure, Jean-Yves Ravier a taclé l’ancienne majorité : selon lui « cela fait deux ans que la ville n’emprunte plus »…faute d’investissements réalisés. A l’issue d’un vif échange avec la minorité, il s’est même exclamé : « Cela fait 5 ans que vous vendez de la poudre aux yeux », faisant référence à 10 millions € d’investissements prévus donc 5 seulement auraient été réalisés…

La minorité s’inquiète des deniers publics

« Stupéfait » : Christophe Bois, élu de la minorité, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer « une prudence qui s’apparente à une forme de défaitisme ». « Là où vous essaierez de voir un service public amélioré, nous y voyons les prémices d’une spirale budgétaire infernale », faisant référence à « la hausse prévisionnelle du budget de fonctionnement ». Et de conclure : « cette politique annonce une hausse prochaine de la dette, ou la baisse des investissements ou la hausse des impôts, ou les trois ».

« Trop de publicité tue la publicité »

Dans le viseur de la majorité, les nombreux panneaux « 4 par 3 » qui prolifèrent depuis des années le long des axes principaux, en particulier la rocade de Lons. Puisque le règlement local de publicité s’achève le 13 janvier 2021 et que « trop de publicité tue la publicité », Jean-Yves Ravier a proposé de « lutter contre la pollution visuelle », une volonté partagée par Jean-Philippe Huelin, élu de la minorité pour qui « il y a eu trop de laisser-aller ».
Grégory Sourd, autre conseiller de la minorité, est monté au créneau pour « conserver l’attractivité des commerces de proximité », attractivité qui passe entre autres par les pré-enseignes, ou panneaux directionnels signalant ceux-ci. Un distinguo qui semble être compris par la ville pour élaborer un nouveau règlement local de publicité.