La RD 1083 réouverte aux poids lourds à Gevingey

Depuis une dizaine d’années, les camions empruntaient les petites routes de campagne, nuisant aux habitants  des villages environnants.

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La traversée de Gevingey est sécurisée par une chaussée rétrécie, une piste cyclable et piétonne, et un radar (ici l'entrée du Centre de formation des apprentis).

Les habitants de Gevingey, Frébuans, Trenal et Sainte-Agnes sont soulagés : depuis le 23 septembre, les poids lourds en transit peuvent à nouveau emprunter la RD 1083 dans la traversée de Gevingey. La fin d’un non-sens pour Cyrille Bréro, conseiller départemental du canton de Lons 2 : « Depuis  quelques mois, j’ai beaucoup travaillé avec les élus des communes de Frébuans, Trenal et Gevingey  afin de trouver une solution aux camions en transit de plus de 19 tonnes qui s’aventuraient dans ces villages. Chaque jour, en moyenne, 30 camions de  plus de 19 tonnes – quasi tous étrangers d’ailleurs – se retrouvaient coincés dans des petites rues, des allées privées, des cours individuelles, démolissant la plupart du temps les routes communales, les infrastructures. Et mettant en grand danger la sécurité des habitants. Il était temps  que cela cesse ! ».
Les nouveaux élus de Gevingey et leur maire Louis Cauzo ont été sensibles à cette situation, au point d’abroger l’arrêté municipal en cause, datant de 2010.

Plus de 1.000 camions par jour sur la RD 1083

Selon ce dernier la question a été évoquée avant même son élection : « Des camions de 38 tonnes montaient dans le village jusque devant l’école. Un autre s’est renversé sur une petite route en essayant de croiser une voiture ».
Et de dénoncer lui aussi « des routes pas adaptées du tout, celle de Frébuans ayant déjà dû être refaite de nombreuses fois ». « Le département a mis d’énormes moyens pour sécuriser la traversée de Gevingey…sans compter le radar qui compte parmi les plus rentables de France ».
De toute façon, Louis Cauzo reconnait que ‘seuls’ 30 camions par jour divaguaient sur les routes alentours, contre 1.000 violant quotidiennement l’ex-arrêté. Le vrai problème selon le premier édile reste donc le ‘tout camion’, et le ‘tout camion’ sur des routes gratuites. « On a voulu les envoyer vers l’autoroute, mais cela a été un échec » reconnait-il. Un constat qui appelle donc des décisions au delà du plan local.