Souriez, vous êtes (peut-être) filmés

Les 117 caméras de Lons-Le-Saunier pourront-elles désormais surveiller les rues en direct ? Une question évoquée au dernier conseil municipal, tout comme les "voisins" du Campus numérique.

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Un centre de contrôle urbain permettrait une surveillance des rues en direct et non plus à posteriori. Photo d'illustration.

C’est un simple trou dans le mur séparant la mairie du commissariat qui pourrait tout changer : jusqu’alors cantonnées -a postériori- aux enquêtes policières sur réquisition du procureur de la République, les 117 caméras lédoniennes -dont les images sont actuellement stockées en mairie- pourraient devenir les “yeux” des policiers sur de multiples écrans installés au commissariat. Ceci grâce à la création d’un “centre de surveillance urbaine” défendu par Jacques Pélissard lors de son avant-dernier conseil municipal, en raison d’un leitmotiv maintes fois martelé au cours de ses 31 ans de mandat : “C’est à l’état d’assumer la fonction régalienne de sécuriser les biens et les personnes”. Thierry Gaffiot, candidat à sa succession sur la liste “Changer de cap” s’est ému de ce “changement de destination du système” sans débat contradictoire. Le premier édile a rétorqué qu’il s’agissait non pas d’une décision, mais d’une prévision de dépense au budget 2020. “Je ne veux pas d’une ville à la Aldous Huxley, pas question que chacun soit fliqué” a-t-il affirmé, ajoutant que l’implantation des caméras avait toujours été guidée par “des lieux de passage ou des zones criminogènes” par le passé. Après -selon Jacques Pélissard- avoir fait leurs preuves pour prévenir la délinquance, ces caméras pourraient devenir un sujet clivant des prochaines élections municipales…

Les “pros” et “antis” hôtel Gambetta

La maison accolée à la droite de l’hôtel, lui-même situé face au campus numérique a fait débat. La vente a été accordée par le conseil municipal “à des voisins ayant pour projet d’y faire du locatif” conformément au projet Coeur de ville a informé Jacques Pélissard. D’autres élus, tels John Huet, tête de liste d'”Atout Lons” sont montés au créneau pour déplorer que cet hôtel n’ait pas eu la chance de réaliser une réserve foncière. Jacques Pelissard et Daniel Bourgeois, son 1e adjoint, ont expliqué les raisons de ce choix au terme de l’appel d’offres : 6.500 € mis en plus sur la table par les voisins, et “l’absence de projet ” de l’actuel propriétaire de l’hôtel Gambetta.

Une nouvelle boulangerie près du campus numérique ?

Non loin de là, juste à côté du Campus numérique, un autre bâtiment a été vendu à un investisseur. Outre la construction de quatre appartements, une nouvelle boulangerie pourrait voir le jour. Gérard Grosfilley, conseiller municipal, a souligné les risques de concurrence avec d’autres boulangeries déjà établies, mais Jacques Pélissard a rappelé : “On explore toutes les pistes possibles depuis des années” pour vendre ce bien. Un bien “squatté en permanence”, où “tout est cassé” selon Daniel Bourgeois qui s’inquiète “de la vitesse à laquelle il se dégrade”. Le conseil municipal a acté la vente au profit de Yann Müller, électricien à Lons.