La famille d’Arenberg au château d’Arlay : histoire…

L’ouvrage « La Maison d’Arenberg en France » vient d’être présenté dans le Jura. L’occasion de revenir sur la présence de cette famille en Franche-Comté et de parler du précieux chartrier d’Arlay.

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Alain de Laguiche accueillait la présentation de l’ouvrage récemment au château d’Arlay.

« Cela a pris des années pour publier « La Maison d’Arenberg en France », un livre de 704 pages », a introduit Alain de Laguiche, qui accueillait la présentation de l’ouvrage récemment au château d’Arlay. Car des chapitres importants sont consacrés à la Franche-Comté.

Une discussion à Lons en 1990

« Nous en avons parlé pour la première fois en 1990 à Lons-le-Saunier », enchaîne le duc d’Arenberg. Avec sa fondation en Belgique, il s’investit pour l’histoire et la culture et annonce le projet d’un nouveau livre sur la Franche-Comté. Il sera rédigé dans les années qui viennent.

« La Maison d’Arenberg en France » est un livre collectif publié en deux tomes en novembre 2018, consacré à l’histoire pluriséculaire de la Maison d’Arenberg en France, et dirigé par Claude-Isabelle Brelot et Bertrand Goujon. Les origines de cette famille remontent au Xe siècle. Les premiers travaux ont été réalisés par Claude-Isabelle Brelot en 1970.

« Une collection a été inaugurée en 1987 sur les d’Arenberg, poursuit le duc. Ce livre s’inscrit dans cette collection. C’est le cinquième. Un sixième sortira dans le courant de l’année 2020. »

Claude-Isabelle Brelot, de l’université Lumière – Lyon 2 est intervenue sur « Arlay et les propriétés comtoises, berceau de la branche française de la Maison d’Arenberg ». La spécialiste confirme l’insertion en France du prince Pierre avec Arlay. Le château, qui a une fonction résidentielle et stratégique, a été acheté 30 000 francs en 1828. Le prince fondera une école de filles à Arlay, Arlay qui ne l’accueille que pour des séjours épisodiques (chasse à courre, rencontres familiales…), jusqu’à ce qu’il fuit la France après la Révolution de 1848. Par la suite, Ernest s’intéressera à la grotte d’Arlay. Louise, elle, n’aimera pas le site… « Aujourd’hui, la branche française s’est fortement internationalisée », conclut la conférencière.

Le rôle de Désiré Monnier

Avant de laisser la place à la directrice des Archives départementales du Jura, Patricia Guyard, car « les archives aussi ont une histoire ». Le chartrier d’Arlay est classé archives historiques et trésor national. « Les archives sont d’abord des documents administratifs, juridiques, rappelle-t-elle. C’est Pierre d’Arenberg qui a créé ce chartrier. » Parchemins, comptes, inventaires, reprises de fiefs, papiers personnels et familiaux… C’est un des fonds familiaux les plus volumineux de France.

Bruxelles, vicomté de Besançon, archives du Doubs, chambre des comptes de Dole… Le prince Pierre a fait en sorte de tout réunir à Arlay. « Désiré Monnier a joué un rôle assez certain dans la conservation des archives », souligne Patricia Guyard, qui parle aussi de Sandret : il avait tout quitté pour être archiviste à Arlay.