La famille Baud promeut son vin jurassien à l’international

De retour du Canada, Clémentine annonce déjà d’autres rendez-vous à Paris, en Angleterre, dans la région Rhône-Alpes… mais aussi avec les Jurassiens ! Interview…

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Bastien et Clémentine du Domaine Baud, des vignerons passionnés.

Quel retour de votre déplacement au Canada pour le festival gastronomique « Montréal en lumière » ?

Ça s’est très bien passé. On est partis deux semaines. Pour la première fois, j’étais avec mon frère, Bastien. C’était une bonne chose. On était à Montréal dans le restaurant Le Petit extra et on faisait des interventions tous les soirs. Le chef jurassien Emmanuel Chamouton cuisinait. Nos vins étaient en accord avec ses plats. Les premiers soirs, on allait fournir les explications table par table et les soirs suivants, le restaurant était complet donc on prenait le micro pour présenter le domaine et les vins. Les gens étaient ravis de goûter quelque chose de différent, de rencontrer le vigneron… Ils apprécient les vins du Jura et cela leur a donné l’idée de comment les déguster.

Ensuite, on a rencontré des restaurateurs à Ottawa et Toranto. On a fait déguster nos produits. On devrait avoir des jolies commandes dans les semaines qui viennent.

Vous allez au salon des vignerons indépendants de Paris. A quel moment ?

Du 22 au 25 mars, Espace Champerret. Cela fait plus de vingt ans qu’on fait des salons à Paris et on a une clientèle bien installée. Cette année, il y a une nocturne spéciale. C’est mon père qui y sera. Moi je rentre d’un salon des vins en Belgique. Les Belges aiment beaucoup les vins et ont un pouvoir d’achat important.

Vous avez ramené une médaille d’or du salon de l’agriculture pour un crémant blanc non millésimé brut sauvage…

On est contents. On ne présente pas des échantillons tous les ans. L’année dernière, on n’a pas pu en présenter. 2018 a été une bonne récolte donc on a présenté un crémant et un chardonnay. On a eu une médaille d’or pour le crémant, on l’avait déjà eue il y a deux ans. C’est un produit phare qui marche bien dans les concours, bien dans la clientèle.

Quels prochains rendez-vous ?

Début mai, je vais partir en Angleterre pour trouver des importateurs. On va organiser des dégustations comme au Canada. Après, je fais une tournée en Savoie/Haute-Savoie/Isère pour livrer les clients. Ensuite, c’est surtout la vigne qui va demander pas mal d’attention. Et encore quelques salons au printemps.

Une nouvelle édition de Fraisnésie se prépare-t-elle ?

On va refaire une soirée Fraisnésie en juin. Ça avait bien marché l’an dernier. On réfléchit à peut-être créer un nouveau produit, un dérivé de Fraisnésie. Cette soirée, c’est aussi l’occasion de faire goûter l’essai. On travaille sur un projet avec mon frère.

2018 a été une année exceptionnelle… Comment se prépare 2019 ?

Exactement, 2018 a été un millésime exceptionnel en terme de quantité et qualité. En 2017, la vigne n’a pas pu donner toutes ses réserves à cause du gel et elles sont sorties en 2018. La pluie arrivant deux semaines avant les vendanges, les raisins se sont gorgés d’eau. Et en septembre, la saison était magnifique donc les raisins ont continué à grossir. Donc les vignerons ont enfin le sourire. On commençait à s’inquiéter avec les chaleurs de février 2019. Les températures sont redescendues un peu donc heureusement la vigne n’a pas débourré alors que des collègues dans le sud nous ont dit que les feuilles avaient commencé à sortir. On se pose des questions, on ne sait pas ce qu’on va récolter en 2019.

Le mot de la fin ?

On a démarré Covigneron. Il s’agit d’un programme de parrainage des pieds de vigne. Des ateliers de suivi du millésime sont organisés, on a fait le premier samedi 16 mars. Les participants découvrent ainsi le métier de vigneron. On leur remet une bouteille faite avec les raisins de leurs pieds de vigne à la fin.