La croisière ne s’amuse pas pour Angela Capelli

La sirotière suit depuis 4 mois une formation très dure à l’école des mousses de Brest. Une aventure extraordinaire pour celle qui n’était jamais monté sur un navire.

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Angela Capelli devant l'imposante base navale de Brest et l'école des mousses.

A tout juste 16 ans, Angela Capelli vit le rêve qui lui trottait dans la tête depuis deux ans : étudier durant un an à l’école des Mousses de Brest avant de s’embarquer sur des navires de guerre tout autour du monde. Etrange destinée, alors que sa famille vit à Sirod et qu’elle n’avait mis les pieds sur un bateau de sa vie. Et alors que ses copines de seconde du lycée Jeanne d’Arc de Champagnole profitent de leur famille et d’un cadre sécurisant, la jeune fille a signé pour en « baver » quelque peu à l’internat militaire.
« Nous sommes debout chaque matin à 5h30 et prenons notre petit déjeuner à 6 h. Le déjeuner a lieu à 11h, et le diner à 17h50 ! ». Entre eux, « le lever des couleurs à 7h40 et beaucoup de sport », du sport où Angela excellait déjà avant de partir. Comme dans toute école militaire, il faut aussi ramper parfois dans la boue, faire des pompes, marcher en ordre serré, avant bientôt de manier le fusil d’assaut.
« Mais nous suivons également des cours d’anglais de mathématique et d’histoire-géographie, ainsi que de nombreux travaux pratiques. Par exemple réaliser sur le pont avant des manœuvres d’amarrage ou d’appareillage à l’aide de haussières » confie Angela, à l’aise comme un poisson dans l’eau dans ce milieu qui aurait pu lui être hostile.

Les honneurs de RMC Story

« Les premières semaines ont été difficiles, puis l’esprit d’équipe, l’entraide, la cohésion nous ont soudés. Quand cela ne va pas, il y a toujours un camarade pour nous encourager » souligne celle qui a par la même gagné une nouvelle famille. Certes, elle n’oublie pas sa famille et ses copines jurassiennes –à la fois fières et un peu tristes de la savoir partie-, mais « ma maison c’est Brest » affirme-t-elle. Avec les sorties en mer sur des voiliers-écoles, l’immense base navale, le port militaire où les frégates manœuvrent, et où elle devait découvrir un sous-marin nucléaire. « Mon objectif reste de servir sur le Charles de Gaulle pour assurer la maintenance aéronautique » explique-t-elle, un objectif ambitieux mais réaliste compte tenu de ses excellents résultats (15/20 de moyenne). Avec un premier contrat de 4 ans qui pourrait la mener loin de la France métropolitaine, et un destin un peu hors norme.
« La télévision RMC Story est venu filmer nos entrainements » confie avec modestie la jeune fille qui rêvait devant ces documentaires il y a deux ans seulement. Être dans la petite lucarne plutôt que devant : la boucle est presque bouclée…
Presque car la sélection est impitoyable, et que seuls les meilleurs finiront la formation. Alors bon vent Angela !