La consigne des bouteilles plastiques, fausse bonne idée

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Le Sydom du Jura recycle déjà les bouteilles en plastique. Photo archives Stéphane Hovaere.

La mesure proposée par Edouard Philippe en juin a fait long feu, et celui-ci a déclaré lors du 102e congrès de l’association des maires de France (AMF) « nous ne mettrons pas en œuvre cette consigne, sans l’accord des associations d’élus ». Une déclaration qui pour l’AMF sonne comme une victoire : « c’est donc clair, il n’y aura pas de consigne sur les plastiques ». Si l’objectif initial de « verdir » les bouteilles plastiques était louable, de nombreux opposants sont montés au créneau. A commencer par le Sydom du Jura, qui affirme clairement : « Non à la justification des bouteilles en plastique et oui à la réduction des déchets ».

« Soyons courageux, arrêtons la production des bouteilles en plastique »

Outre de gros investissements déjà réalisés pour le tri de ces bouteilles, le Sydom et acteurs publics de la gestion des déchets auraient perdu une rentrée d’argent conséquente (ces bouteilles étant revendues à des industriels chargés de leur recyclage).
Surtout le Sydom préfère de loin une solution plus radicale : « Soyons courageux, arrêtons la production des bouteilles en plastique ». L’association Zéro waste explique pourquoi : selon elle, le recyclage ne permet pas d’utiliser la matière à l’infini, et les emballages plastiques sont rarement recyclés plus d’une fois.
Contrairement au verre –recyclable quasiment à l’infini- qui était hélas exclu du projet gouvernemental. Le système de consigne, très en vogue dans les années 60, aurait donc sans doute davantage d’avenir dans ce domaine.