“La cantine scolaire à 1 euro pour tous” pour la liste Atout Lons

D’après la liste menée par John Huet, une partie des enfants lédoniens (en particulier dans les quartiers défavorisés) n’y a pas accès.

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Jean-Marc Vauchez, Stéphane Mallet, Soleha Gribi et John Huet (de g. à d.) soucieux de l'école Rollet, entre autres...

« La cantine scolaire à 1 euro pour tous dès septembre prochain ».
Avec ce premier projet, la liste Atout Lons menée par John Huet entend frapper fort. Ou plus exactement permettre à tous les enfants qui le souhaitent de se restaurer le midi aux cantines scolaires de la ville. Selon Atout Lons « 530 enfants fréquentent les cantines scolaires chaque jour à Lons sur 1162 enfants scolarisés, soit seulement 45% ».
Un chiffre en érosion constante : «  – 17,5 % (-15.640 repas servis) entre 2014 et 2018 (tandis que le nombre d’enfants scolarisés diminuait de 10,13% sur la même période) » selon Jean-Marc Vauchez, actuel adjoint aux affaires scolaires et colistier de John Huet. Entre 2014 et 2020, le prix du repas en cantine scolaire à Lons a doublé pour les revenus les plus faibles (de 0,71 € à 1,41 € hors encadrement) note en même temps Atout Lons.
« Une rupture d’équité » selon Jean-Marc Vauchez, qui précise que « 38% seulement de des enfants scolarisés en zone urbaine sensible (ZUS) –soit 204- mangent en moyenne à la cantine, contre 62% en centre-ville soit 326 enfants ».
Aux deux extrêmes, on trouve Prévert où  18% des enfants profitent de la cantine, contre près de 80% à Clavel ou Richebourg.

Les cantines scolaires sont alimentées par le restaurant municipal de Lons et leur chef, Didier Thévenet. Photo archives Stéphane Hovaere.

750 € d’économies par an et par enfant

Quand on sait que plus de 7% des enfants (15% dans les ZUS) partent à l’école le ventre vide le matin, il semblait urgent pour Atout Lons d’agir. Pour John Huet, qui se définit comme « maire du pouvoir d’achat », cette mesure permettrait de « rendre du pouvoir d’achat aux classes moyennes ».
Économie escomptée : potentiellement 50 € par enfant et par mois (compte tenu des coûts de garderie), soit 500 € par an.
« Et pour les  familles dont les ressources dépassent 1000 € par mois, et qui mettent leurs enfants à la cantine tous les jours, l’économie nette sera de 75 € par enfant et par mois, soit environ 750 € » d’économies par an.
Tout ceci pour un budget d’environ 200.000 €/ an pour la ville, mais sans alourdir la fiscalité assure John Huet. Selon l’adjoint aux finances de la ville, « des économies sur des dépenses inutiles » financeraient le dispositif.
Selon Atout Lons, il s’agit donc de « garantir au plus grand nombre d’enfants scolarisés, des repas de qualité équilibrés et diversifiés ».
Soleha Gribi, mère célibataire de 3 enfants s’est réjouit de cette proposition, qui encourage les parents à travailler (malgré une perte de quotient familial), plutôt que de rester au chômage (s’ils y sont).