Des visitées guidées environnementales

Une balade Biodiversité en ville a été menée par Dole Environnement et soutenue par la ville de Dole durant l’été.

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Observation du faucon pélerin

 

Lancement des balades biodiversité à Dole en présence de Jean-Baptiste Gagnoux, Maire de Dole

Pour la quatrième année, l’Association Dole Environnement a proposé durant tout l’été la découverte de la biodiversité au sein de la ville de Dole. La première initiative a été initiée en 2016 par l’association directement et elle fut reconduite d’année en année et soutenue par la ville de Dole depuis 2017.
Durant cet été 2019, ce fut neuf visites guidées qui ont permis la découverte ou la redécouverte du patrimoine naturel urbain de la ville de Dole.
Le lancement s’est fait le dimanche 30 juin suivi des 7, 14 et 21 juillet ainsi que les 18 et 25 août de 10h à 12h ; mais également les mercredis 10 et 24 juillet ainsi que le 21 août de 17h à 19h. Ce sont des groupes d’une quinzaine de personnes qui, à chaque balade, ont arpenté les rues de la ville à la découverte de l’inattendu.

Richesse du patrimoine vivant urbain

Laura Bouguelat

Ces balades durant 2 heures en centre-ville, au bord du Doubs ou du canal ou encore sur le Cours St Mauris et ont pour but de sensibiliser à la biodiversité urbaine, remarquable comme ordinaire. Hugo et Laura, animateurs à Dole Environnement font découvrir aux participants les différentes espèces animales qui vivent en ville.

Hugo Barré-Chaubet

Cette année Hugo a fait le choix d’emmener les groupes autour du Doubs, du canal et du cours St Mauris sans oublier la collégiale qui est le cœur même de la visite.  Laura s’attardera aussi autour de la collégiale pour ensuite se diriger vers les bords du Doubs et la rue Marcel Aymé. Mais que va-t-on y découvrir ?
La collégiale abrite un couple de faucon pèlerin depuis 2014 et c’est une grande fierté pour la ville de Dole. Ce sont 2 à 4 petits qui naissent au sommet de ce bel édifice chaque année depuis que la plateforme de nidification a été installée. Ce superbe prédateur joue un rôle clé de régulateur de la population de pigeons. En effet, il est ornithophage et se nourrit essentiellement d’oiseaux dont 80% de pigeons. Ces derniers, lorsqu’ils sont choisis par le faucon pèlerin, n’ont aucune chance de s’en sortir lorsqu’il descend sur eux, en piqué, à une vitesse de 300 kilomètres heure, c’est l’oiseau le plus rapide du monde.
Le pigeon tué sur le coup est ramené sur la collégiale pour être mangé. Il n’est pas rare de trouver des ossements au pied de ce bâtiment…

Que découvrir d’autre ?

Les hirondelles de fenêtre en pleine action de nourrissage de leurs petits

La richesse écologique de la ville de Dole est telle qu’il n’est pas possible en deux heures de tout découvrir. Pourtant en cheminant dans les ruelles, il fut possible de découvrir les hirondelles de fenêtre en pleine action de nourrissage de leurs petits. Quel joli spectacle !
En se déplaçant au bord du Doubs, vers le parking de Lahr, avec Laura, il est possible de repérer un héron prêt à aller pêcher. Ils aiment s’installer à cet endroit car ils y ont construit leur héronnière dans les arbres, bien au calme, pour que leurs petits s’y sentent bien. D’autres oiseaux comme le harle bièvre, le martin-pêcheur d’Europe ou le bihoreau gris peuvent aussi être observer à certains moments. La vie au bord et sur l’eau est vraiment riche en diversité. Toutes ces espèces sont protégées et nicheuses dans ce secteur, démontrant son importance écologique !

Le héron

Les batraciens ne manquent pas dans ce coin et encore plus au bord du canal ou cours St Maurice. Dans ce dernier lieu d’ailleurs Hugo aime faire écouter le chant fluté de l’Alyte accoucheur, petit crapaud dont le mâle garde sur son dos les œufs fécondés jusqu’au moment de l’éclosion. Il est très difficile de l’observer car il reste très « timide ».
En soirée, au bord du canal, il fut possible d’observer la noctule commune, cette chauve-souris qui chasse en vol avec une dextérité extraordinaire. C’est l’une des plus grandes espèces d’Europe et elle niche au cœur des platanes où elle se reproduit et élève ses petits, en compagnie d’autres parents, formant ainsi une véritable nurserie.
Le castor d’Eurasie vit aussi sur les bords du Doubs mais il faudrait se déplacer un peu plus loin soit vers le pont de la Corniche, soit vers l’Ile du Girard pour l’observer ou voir aussi sa hutte, véritable habitation où vivent le couple d’adultes avec les 2 jeunes de l’année et les 2 plus âgés de l’année précédente. Cet animal à la queue plate, herbivore, faisant entre 25 et 30 kilos ne doit pas être confondu avec le ragondin qui est plus petit et a la queue d’un rat.

Des actions positives (et naturelles) sur l’environnement

Le castor a une action positive sur l’environnement. Il est herbivore, se nourrit de feuilles d’arbres ou d’herbes. Les arbres rongés par les castors vont tomber et refaire des rejets. Ils vont aussi se renforcer au niveau des racines ce qui créé une meilleure stabilité des sols du bord de l’eau. En faisant des barrages de branches, le castor crée des refuges pour les animaux aquatiques comme les amphibiens ce qui apporte aussi de la nourriture aux poissons. Le côté négatif c’est que ces barrages peuvent entrainer des inondations sur les champs cultivés. Le castor est un animal protégé, aussi Dole Environnement doit à ce moment-là rencontrer les agriculteurs concernés afin de trouver des solutions ensemble.
Le ragondin, animal importé d’Amérique pour sa fourrure il y a plusieurs années, s’est très bien adapté à son nouveau milieu. Il se reproduit vite et reste néfaste pour l’environnement car il détruit les berges en faisant des galeries très importantes.

Groupe au bord du Doubs

 

Tout cela est un véritable nouveau regard sur la ville ! Alors, n’hésitez pas à déambuler dans les rues de la ville tout au long de l’année en ouvrant grand les yeux et les oreilles. Mettez vos sens en éveil car vous pouvez croiser à tout moment, de manière incongrue, des animaux, entendre de façon inattendue des bruits surprenants…
Suivez votre instinct…

 Contact : Association Dole Environnement

27 rue de la sous-préfecture 39100 Dole

dole.environnement@gmail.com

tél. 06 52 57 07 52 / 09 51 10 85 50