KesKonFé, un collectif de citoyens pour améliorer notre quotidien

Créé à la fin de l’année 2017, le collectif KesFonFé est aujourd’hui composé de dizaines de Jurassiens. Souhaitant améliorer le monde par diverses actions, ce groupe non structuré a néanmoins été impacté par la COVID-19. Rencontre avec Jean-Michel Joffre, l’un des porte-paroles du collectif.

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Après avoir vu le film Qu'est-ce qu'on attend ? on s'est dit "Qu'est-ce qu'on fait ?" avant de trouver les idées d'actions. Dit autrement, pour plus d'impact visuel et solliciter la curiosité.

Comment ce collectif est-il né et quel est l’origine de ce nom ?

Ce collectif est né suite à plusieurs projections locales et gratuites du film Qu’est-ce qu’on attend ? de Marie-Monique Robin. Ce film présente une petite commune de France qui montre des exemples de changements positifs. Le film et ses témoignages enthousiasmants nous ont donné envie d’agir avec d’autres citoyens de notre territoire. Il a été proposé d’échanger nos idées d’actions lors d’une rencontre en soirée.

Après avoir vu le film Qu’est-ce qu’on attend ? on s’est dit « Qu’est-ce qu’on fait ? ». Dit autrement : KesKonFé, pour plus d’impact visuel et solliciter la curiosité.

Le collectif est né suite à ce film et une cinquantaine de personnes sont venues à la première soirée d’échanges. Aujourd’hui, nous avons environ quatre-vingt contacts, issus de communes du Val d’Amour, ou plus lointaines comme Arbois ou Poligny. Tous ne sont pas actifs, mais des groupes se sont organisés par thématiques.

Leur credo est simple : « tous ensemble, on peut accompagner un changement progressif de notre rapport à la consommation ». Une pancarte de la deuxième édition de la gratiféria (Ounans le 23 novembre 2019).

Quels sont les objectifs, les thématiques et les terrains d’action proposés par les membres de KesKonFé ?

Notre objectif principal est de mobiliser les citoyens motivés, pour agir ensemble sur des sujets qui les concernent ou qui leur tiennent à cœur. Nous souhaitons faire émerger des idées et les proposer aux collectivités. Parallèlement aux actions des élus, nous apportons un soutien citoyen pour faciliter les décisions. Nous avons mis en place sept thématiques avec des groupes qui s’organisent selon leurs motivations : de la terre à l’assiette ; déplacement responsable ; habiter, réhabiliter autrement ; production d’énergie ; déchets, valorisation ; éducation et vivre ensemble ; ressources, préservation, biodiversité.

« La gratiféria est un bon exemple de l’esprit du collectif. », Jean-Michel Joffre.

Quelles sont vos principales actions ? La pandémie de COVID-19 a-t-elle impacté votre collectif ?

La gratiféria est un bon exemple de l’esprit du collectif. Il y a aussi la visite de jardins remarquables. Des soirées sont aussi organisées pour inciter le zéro déchet, zéro gaspillage, tout comme des soirées pour papoter sur le bonheur vu par chacun ou les réunions sur la mobilité…

La période hivernale, combinée à la crise de COVID-19, ne se prête pas aux réunions ou aux rencontres. Les manifestations pourraient reprendre au printemps, si le virus perd de son intensité. Le fonctionnement du collectif était basé sur des réunions réelles. Elles apportaient une vraie émulation. Elles facilitaient les échanges et la compréhension.

Aujourd’hui, KesKonFé est au ralenti par ce manque de rencontres, mais des thématiques avancent malgré la situation.

Si vous souhaitez rejoindre les membres du collectif KesKonFé pour améliorer notre société, n’hésitez pas à les contacter, notamment via leur page facebook.